Tuesday, 3 March 2026

La thése sédévacantiste totaliste exige une élection d'urgence


Pour répondre à une question cette nuit : qu'est-ce que je reproche au "Vatican" ?La thése sédévacantiste totaliste exige une élection d'urgence

Si d'un côté le pape qu'on a dans le Vatican n'est pas pape (position quelque part d'actualité depuis Vatican II, et devenue plus d'actualité en 1986, quand Jean Paul II priait en Assise avec des Païens). Si d'un autre côté les électeur normaux, les cardinaux, refusent de voir ça, ou sont eux-mêmes des hérétiques. Alors, le devoir d'élire un nouveau pape descend.

Une élection papale n'est pas dans son essence même liée à la présence de cardinaux, comme une succession royale n'est pas dans son essence même liée à la présence d'un fils aîné capable à régner. Il y a des cas qu'on a dû faire sans ça, dans la Francie occidentale, soit la France, comme le dernier Mérovingien, le dernier Carolingien, le dernier Capet direct, le dernier Valois. Pour Childéric III, son fils Thierry (de droit Thierry V) est aussi enfermé en monastère. Mais il n'aurait pas pu succéder sans d'avoir d'abord un régent. Louis V le Fainéant n'a pas de fils. Pas de filles non plus. Philippe IV le Bel a trois fils, mais Louis X n'a qu'une fille, Jeanne II de Navarre, Philippe V le Long a quatre filles, mais son fils Philippe de France meurt à l'âge d'un an, Charles IV le Bel a trois épouses, les premiers deux ont donné des fils, mais Philippe de France et Louis de France meurent trop vite. Henri III assassiné en 1589 avait aussi été roi de Pologne, il n'a pas d'enfants, son héritier est d'abord le dernier de la fratrie, ensuite Henri de Bourbon, ensuite Charles de Bourbon, ensuite Henri de Bourbon, donc Henri IV, le premier Bourbon.

De même, c'est possible qu'il y a une succession papale sans cardinaux. Le cas où tous sont morts avait déjà été prévu par des théologiens, le cas que tous sont, soit apostats, ou au moins hérétiques, soit négligents du devoir par adhérence indue et de leur part au moins schismatique à un faux pape, ce sont des cas comparables.

Après les cardinaux, il y a les évêques. Pour les évêques qui partagent les erreurs de Vatican II ou d'Assise 1986, non. Pour ceux qui en dépit de leur orthodoxie insistaient à prendre Jean Paul II pour le pape, c'était un act au moins schismatique. Ce qui laisse les évêques sédévacantistes.

Est-ce que le devoir peut descendre encore plus bas que les évêques ?

Il faut savoir que pendant environ mille ans, il n'y avait pas de cardinaux chargé d'élire eux seuls les papes. Les évêques, prêtres et diacres de l'archidiocèse Rome n'étaient pas encore les électeurs ordinaires, mais c'étaient le peuple de Rome. Le clergé avait certes un rôle de convoquer l'élection et de présenter les candidats, mais celui était élu qu'on criait ou devant lequel on criait le plus fort AXIOS (en grec) ou, pour Rome après le IV S. peut-être plutôt DIGNUS. Il n'y a donc pas d'inconvénient absolu et insurmontable à ce que les électeurs soient laïcs.

Pas non plus que l'élu soit laïc. St. Ambroise était élu avant même son baptême, et quand un pape était élu sans être déjà évêque, il était souvent sacré par l'évêque d'Ostia (ville portuaire de Rome).

Pas non plus que les électeurs soit une poignée, ridiculement peux nombreux.

Au début de l'année 1130, alors que le pape Honorius II est à l'article de la mort, le cardinal Aymeric, partisan des Frangipani, persuade ce dernier d'instituer une commission de huit cardinaux pour élire son successeur. Il resterait ensuite au Sacré Collège d'approuver ce choix. En pratique, la commission se trouve composée d'une minorité de pro-Pierleoni, pourtant majoritaires dans le Sacré Collège.

Quand Honorius II meurt le 13 février 1130, Aymeric réunit les six autres membres de la commission présents sur place, dont un seul partisan des Pierleoni. Gregorio, proche des Frangipani, est donc élu par six voix contre une ; il prend le nom d'Innocent II. Le vote est confirmé par dix autres cardinaux de la même faction, pour la plupart français. Quelques heures plus tard, les cardinaux de la faction Pierleone, majoritaires, élisent Pierre Pierleone, qui prend le nom d'Anaclet II.


Anaclet II avait la majorité pour lui, pourtant Innocent II était le pape, parce qu'il avait été élu le premier. Même si c'était par très peux.

Bon, avant les six laïcs assemblés le Jour de Notre Dame de Carmel 1990, dont cinq ont élu David Bawden, qui prit le nom pape Michel, personne ne vote pour soi-même, pourquoi pas attendre les évêques sédévacantistes ? La réponse est, pas mal entre eux avaient commencé à douter de la thèse sédévacantiste totaliste (Jean Paul II n'était pas pape du tout, mais du tout, pas non plus que son pote le Dalai Lama) pour soutenir la thèse dite de Cassiciacum (Jean Paul II était pape matériel, mais pas formel) ou au moins d'avoir une doute en faveur de ceci. Et si quelqu'un soutenait encore la thèse sédévacantiste totaliste, il jugeait le temps importun, et voulait d'abord persuader les autres évêques.

Autre précaution. Juste parce que Jean Paul II n'était pas pape ne voulait pas dire qu'il n'y avait pas du tout un pape. Fallait vérifier les autres qui prétendaient ou dont on prétendait qu'ils étaient papes.

Clément XV avec le successeur Jean Gregoire XVII étaient éliminés (dans la jugeote de David Bawden, pas encore élu) parce qu'ils prétendaient avoir été élus par révélation privée. Sans de faire trop de doutes sur l'honnêteté de ces gens, une révélation privée peut venir du diable. Grégoire XVII de Palmar de Troya pour la même raison.

Le cardinal Siri, avait-il été élu pape ? Si oui, était-il resté pape même en tenant l'élection un secret ? Pour David Bawden, il aurait fait l'équivalence d'une abdication, pourvu que l'histoire se tenait, le moment qu'il acquiesça de ne pas faire valoir que son abdication était forcée, mais si on est en désaccord, il serait au moins impossible qu'on puisse avoir pris la charge de pape en intention de le tenir secret et de faire semblant que Jean Paul II était pape. Car Siri était déjà mort en 1989.

Les prétendants Lin II et Pie XIII ? Michel I les va de la suite disqualifier, parce qu'ils viennent après lui-même (1992 et 1998). Les deux sous prétexte qu'il était laïc. Pie XIII sous le prétexte encore que Lin II était hérétique parce que de la Fraternité St. Pie X, dont l'acceptation de Jean Paul II (accepté un temps par Lin II) les rend hérétiques. En plus, ils sont depuis disparus sans succession propre, je ne sais pas combien d'entre leurs adhérents qui ont éventuellement de la suite rejoint Michel I.

Hans Georg Lundahl
Paris
Sts Marin et Astère
3.III.2026

Caesareae, in Palaestina, sanctorum Martyrum Marini militis, et Asterii Senatoris, in persecutione Valeriani. Horum prior, cum accusatus esset a commilitonibus ut Christianus, et, interrogatus a Judice, se Christianum esse voce clarissima testaretur, martyrii coronam abscissione capitis accepit; cumque Asterius corpus Martyris, capite truncatum, subjectis humeris et substrata veste, qua induebatur, exciperet, honorem quem Martyri detulit, continuo et ipse Martyr accepit.

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