Une certaine Merphy Napier (probablement en famille avec le très logarithmique Jean Neper, dont la forme anglaise du nom est John Napier) s'amuse, malgré d'être une fan ayant grandi avec Harry Potter, avec des trous d'intrigues, des incohérences de la narration, du premier livre, Harry Potter and the Sorcerer's Stone Doesn't Make Sense? et de quelques autres, Harry Potter and the Chamber of Secrets Doesn't Make Sense?, Harry Potter and the Prisoner of Azkaban Doesn't Make Sense?, Harry Potter and the Goblet of Fire Doesn't Make Sense?, Harry Potter and the Order of the Phoenix Doesn't Make Sense?, Harry Potter and the Half Blood Prince Doesn't Make Sense? et du dernier, Harry Potter and the Deathly Hallows Doesn't Make Sense et de la série en entier : Plotholes in Harry Potter! Je ne suis pas un fan, ayant lu une critique par un prêtre catholique, ou peut-être, si c'était Mgr. Williamson qu'il était déjà évêque ... une critique traduite de l'anglais en Mitteilungsblatt der Priesterbruderschaft St. Pius X. Il déconseillait, parce que les livres (dont tous n'étaient pas sortis encore) normalisaient le mal, pas juste en termes de sorcellerie, mais en mensonges (certes officieuses) et en manque de respect aux figures d'autorité.
Mais je quitte la lecture continue de la vidéo sur la Pierre philosophale, je regarde la transscription, je résume les dernières minutes. Or, il se trouve que la contribution de Harry Potter ne fait strictement rien pour empêcher quelqu'un d'avoir la pierre philosophale, de faire perdre Quirinus Quirrell et d'empêcher Voldemort de reprendre un corps. Dumbledore aurait pu faire tout seul, et la seule différence est, comme ça, Harry Potter est au courant. Très grand contraste avec Tolkien. Tout se serait joué différemment si Bilbon Sacquet n'avait pas trouvé l'anneau et si soit Gollum l'aurait retrouvé, soit un orc l'aurait trouvé. Car le neveu de Bilbon, Frodon, avait une capacité de détestation du mal et une incapacité d'en profiter dont l'un manquait aux sombres, capables de le redonner à Sauron et l'autre aux grands bon, genre Gandalf ou Galadriel, qui, par le profit qu'ils auraient eu, auraient fini par compromettre leur saine détestation du mal.
Tolkien et C. S. Lewis ont moins de trous d'intrigues que Harry Potter. Je cherche une vidéo en réponse à Merphy Napier, mais je trouve :
0:05 Harry Potter is a series that has been looked at so closely and when you look that close to a fictional story you're 0:11 bound to find plot holes
Harry Potter est une série à laquelle on a fait tellement d'attention, et quand on regarde une histoire fictive tellement de près, on ne manque pas de trouver des trous d'intrigues. Sauf que les sept livres de Tolkien (Bilbon le Hobbit, plus les livres du Seigneur des Anneaux I—VI publiés deux par deux) et les sept livres du Monde de Narnia ont été regardés autant de près que Harry Potter, pour davantage de temps, et pour les trous d'intrigues qu'on imagine débusquer, il y a des réponses.
Vu que pour les deux auteurs, il y a une relation très spécifique avec notre monde contemporaine, en prolongation depuis Jésus-Christ, et la théologie chrétienne déjà publiée et connue et valable (comme les deux admettaient) et leurs œuvres littéraires, dont une placée dans des temps pré-chrétiennes, en fait préhistoriques, et l'autre dans une création parallèle (avec des va-et-viens jusqu'à la nôtre), les trous d'intrigues qu'il y a sont pas des trous d'intrigue proprement dits, dans les histoires, mais incohérences entre les histoires et la théologie chrétienne. Et ceci relève quelque part de leurs incohérences dans la théologie, les deux étant adeptes à certains degrés des scénarios vieille-terre et évolutionniste. Mais dans les histoires, et par rapport à leurs prémisses, non. Pas sur laquelle on n'ait pas déjà répondu, très bien. Pour le Seigneur des Anneaux, le plus connu des prétendus trous d'intrigue est, pourquoi n'ont-ils pas volé en Mordor. Répondu une centaine des fois pourquoi ça n'aurait pas été une meilleure idée, Why not fly the Eagles to Mordor?, Mordor avait une très bonne surveillance aérienne, et un pays très surveillable à l'intérieur, ce n'était pas comme de voler un petit avion vers le djungle du Viêt Nam, même dépisté en air, on disparaît vite après, c'était plutôt comme d'infiltrer l'RDA par hélicoptère. En plus, les aigles sont des messagers célestes, pas des participants, normalement. Pour Narnia, le plus grand trou est à la limite émotionnel. À la fin du dernier chapitre du Lion et l'Armoire magique, les quatre Pevensie ont dépensé une décennie ou deux ou une et demie en Narnia, arrivés comme enfants (Lucie ayant 8) et sorties comme adultes à cette chasse du cerf blanc, à la fin de laquelle ils rentrent par l'armoire à l'âge qu'ils avaient (Lucie regresse donc de 18—28 à 8 ans). Il y a deux autres, vraiment proprement de l'intrigue, pas des émotions, que mon Chronicle of Susan Pevensie réparaissait avant que je l'abandonnai face aux incohérences théologiques. 1) CSL prétend avoir parlé avec les enfants après leur retour, mais il n'a aucune place dans l'histoire et rien ne suggère qu'ils connaissent un professeur de littérature anglaise, ma solution, la personne qui le prétend, le "moi narratif" très sporadique appartient à Digory Kirke; 2) Aucun enfant retourne en Angleterre après La Dernière Bataille, donc pas de moyen pour savoir ce qui s'est passé, ma solution, Susan Pevensie, la survivante, le doit vivre après les faits en des rêves. Voir les chapitres déjà écrits: Susan reads her story again, Susan's dreams become a book.
Notons, ni en Seigneur des Anneaux, ni en Monde de Narnia, ni même en Harry Potter, la magie ou plus généralement le surnaturel ne constitue un trou d'intrigue. C'est une prémisse, pas une faute d'application des prémisses. Contrairement aux règles de la tragédie grecque où le seul surnaturel qui trouve grâce devant Aristote est la prophétie accomplie (voir sa Poétique), le fantastique n'est pas un jeu de déterminisme à son plus saugrenu, c'est une reconnaissance de la liberté, humaine, des êtres angéliques, de Dieu, évtm. d'autres êtres intelligents et corporels mais pas strictement humains, comme bêtes parlants ou elfes, comme hobbits ou touille-marais. Ne pas entrer dans le déterminisme de la tragédie grecque ou de la philosophie de ... Taine, non ? n'est pas une incohérence.
Or, pourquoi cette comparaison ? Est-ce pour vous dire "oubliez Harry Potter, c'est Le Seigneur des Anneaux et le Monde de Narnia qu'il faut lire ?" Pas tout à fait. C'est parce qu'on s'amuse avec d'autres dépistages de trous d'intrigue dans une autre histoire, et celle-ci non fictive, mais de la Bible. The Skeptic's Annotated Bible se spécialise sur prétendus incohérences ou contradictions. Ils font 6000 ou davantage. Et, en fait, pour un Chrétien bien instruit, ce n'est pas difficile d'y répondre. Si quelqu'un apostasie en lisant ce genre de truc, ce sont des Chrétiens peu instruits ou qui ont déjà rejeté, par quelque mode contemporaine, d'utiliser la bonne piste pour trouver une solution.
Si un Évangéliste qui rejette déjà les propositions de l'Église catholique sur son unicité trouve la question "comment est-on censé savoir ce que la Bible enseigne, si je peux perdre mon salut pour un péché, si je le peux retrouver et ainsi de suite quand il y a 10 000 et davantage de communautés chrétiennes qui sont plus ou moins en désaccord ?" cette question peut être fatale pour sa foi. Je pointe de mon côté au fait que la plupart des ces 10 000 et davantage sont postérieurs et au moins indirectement dépendants d'une Réforme protestante qui n'avait pas des bonnes raisons et qui ne donnait pas le bon résultat.
Si un Évolutionniste qui rejette déjà les propositions sur la Terre Jeune trouve des questions comme "si Jésus était Dieu, pourquoi croyait-Il en Adam et Ève ?" ou encore "vu qu'Homo sapiens existe depuis 300 000 ans, et qu'à son début il n'avait pas d'agriculteurs ni villes, pourquoi est Caïn le fils du premier couple ?" ou, en réponse à certains solutions "mais si Adam et Ève étaient symboliques, si Noé était symbolique, pourquoi est-ce qu'Abraham, Isaac et Jacob doivent être littéraux ?" ... ça aussi pourra tuer sa foi.
De mon côté, je pointe vers le fait que l'Église catholique historiquement parlé a enseigné le Créationnisme Jeune Terre et que, si les hommes datés à il y a 300 000 ans ont effectivement vécu (nous avons leurs squelettes), par contre les 300 000 ans n'ont pas existé, et les temps de "Rahan" (paléolithique supérieur) presque sans agriculture étaient les peu de siècles après le Déluge que Noé vivait encore. La civilisation antédiluvienne avait ses villes et ses champs de produits agricoles, mais ils sont enfouis par les sédiments d'un Déluge universel.
Hans Georg Lundahl
Nanterre BU
Mercredi des Cendres
18.II.2026
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