Saturday, 21 October 2017

Hier, j'avais vu une citation un peu incomplète - avant la fin de séance internet


Je ne suis donc pas sûr qu'elle était incomplète en elle-même. Mais elle était inquiétante. Pour moi.

En regardant aujourd'hui un article un peu plus complet que ce que j'avais eu le temps de lire de l'article hier, je suis soulagé sur certains points.

  • A) Florence Parly a dit "des djihadistes", pas "les djihadistes".
  • B) Elle n'a au moins pas confirmé que des troupes spéciaux français traques les djihadistes de France.


Ceci, bien entendu, par rapport à la nouvelle que je trouve aujourd'hui:

"S’il y a des djihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux", a-t-elle affirmé. "Nous ne pouvons rien faire pour empêcher leur retour. Nous pouvons poursuivre le combat pour neutraliser le maximum de djihadistes."

"Ce sont les forces syriennes qui seront en charge des djihadistes". Florence Parly a par ailleurs refusé de confirmer que les forces spéciales françaises étaient sur le terrain précisément pour traquer les djihadistes français. "Ce sont les forces au sol, syriennes, qui seront en charge de ces combattants si ceux-ci restent vivants, ce que l’histoire ne dit pas encore", a déclaré la ministre. "Et si des djihadistes tombent aux mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction des forces syriennes."


Bon, je ne suis pas totalement soulagé non plus:

"S’il y a des djihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux", a-t-elle affirmé. "Nous ne pouvons rien faire pour empêcher leur retour. Nous pouvons poursuivre le combat pour neutraliser le maximum de djihadistes."

"Ce sont les forces syriennes qui seront en charge des djihadistes". Florence Parly a par ailleurs refusé de confirmer que les forces spéciales françaises étaient sur le terrain précisément pour traquer les djihadistes français. "Ce sont les forces au sol, syriennes, qui seront en charge de ces combattants si ceux-ci restent vivants, ce que l’histoire ne dit pas encore", a déclaré la ministre. "Et si des djihadistes tombent aux mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction des forces syriennes."


Et je dirai pourquoi.

Neutraliser peut dire pas mal de choses, entre autre tuer, castrer, prendre captif.

Si c'est prendre captif, c'est un propos pas trop mauvais en soi (reste à savoir pour le futur : il y a des rancuniers qui pourront emmerder des vies des gens retournés par force en France).

Si c'est castrer, c'est une certaine barbarie que je ne crois pas qu'elle prônerait, ou au moins pas encore. Des Rifains l'ont commise à Badajoz, mais Franco leur a expliqué qu'ils ne pouvaient certainement pas continuer comme ça (quitte à qui le veut de soupçonner que son ami Yagüe avait un accord tacite pour le faire une fois, quitte à qui le préfère de considérer Yagüe hors cause, même s'il ne l'était pas pour les massacres et que son ami Franco ne fit pas enquête sur ceux-ci).

Si c'est tuer, là, je m'inquiète.

Il y a peut-être des gens qui ont été victimes d'une fusillade mais sans en mourir au Carillon, et parmi eux certains à qui ça gratte les doigts de remettre les comptes un peu plus à l'égal. Et d'autres qui n'étaient pas là, et dont les proches étaient victimes morts. Et encore d'autres dont les proches ont survécu et qui ne sont plus les mêmes, et eux-mêmes non plus, à qui aussi ça gratte. Et à d'autres endroits comme ça, et au stade de foot ... et au Bataclan.

Doivent-ils être encouragés, s'ils sont dans l'armée, de prendre cette occasion?

Tout d'abord : certains des djihadistes sont jeunes. Alessandro Serenelli était 18 quand il commit un meurtre, il n'a pas chopé la peine de mort, qui existait au Royaume d'Italie, mais juste trente ans.

Ensuite : il est probables que certains des jeunes djihadistes ont eu partie de leur jeunesse gâchée par certains services ou sévices de la République. On se souvient de tel Amedy Coulibaly, il y a deux ans? Sa femme est allée en Syrie. Et je considère probable, que le massacre qu'il perpétrait était au moins en partie parce que sa femme devait aller en Syrie pour ne pas périr sous les "soins" par exemple des DDASS, dont elle était victime pendant l'adolescence et même après.

Et encore un petit truc.

Il y a ici en France des gens qui disent "mon frère est allé en Syrie, quel connard, s'il se repentit je vais le pardonner, bien-sûr, mais il a des choses à apprendre". Serait-ce propice pour la paix sociale en France, entre Musulmans et population majoritaire, qu'ils se disent au lieu de ça "mon frère est allé en Syrie, le pauvre, et un soldat français l'a tué à Raqqa, ce connard"?

J'espère que les forces démocratiques syriennes, ceux qui sont en train de prendre Raqqa, prennent ceci en compte.

Encore une chose : l'article que j'avais lu en partie et très vite hier était sur mail . com, aujourd'hui je ne le retrouve plus. Était-ce le même propos de Florence Parly un peu truqué, qu'ils ont retiré parce que mal traduit? Ou était-ce un autre, plus sanguinaire, comme ça me semblait hier? Je ne le trouve pas, je ne suis pas en position de le vérifier.

Hans Georg Lundahl
Paris I
Dimanche avant Christ-Roi
22.X.2017

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