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Friday, 21 March 2025

Il y a un préjugé contre Wikipedia et Sélection du Reader's Digest ...


... ce même préjugé préclude, pour certains, de lire un argument aristotélique chez St. Thomas d'Aquin.

Ce préjugé est, rarement, bien à propos. Une source sécondaire et simplifié d'information et d'arguments peut les déformer.

Je viens d'évoquer les cinq preuves de l'existence de Dieu chez St. Thomas d'Aquin.

Au minimum les trois premiers sont tirés d'Aristote. Je n'ai pas lu la Physique et la Métaphysique d'Aristote. Donc, selon ce préjugé, je n'aurais pas le droit de m'y prononcer juste à propos de ma lecture de St. Thomas.

Je pense qu'il y a un lourdi qui me prétend suivre comme psychiatre, mais seulement devent d'autres, quand à moi-même il préfère m'approcher par intermédiaires. Et je pense qu'il s'agit d'un Saupreissn comme ça.

Pourquoi ? Comme je viens d'évoquer Prima Via très récemment, hier dans le post Trent Promoted Feser, avant-hier en commentaire sous Visite de ma BIBLIOTHÈQUE, vidéo par Matthieu Lavagna (apologète), et dans un post qui est a venir, je ne pense pas qu'on puisse imaginer qu'il y ait un simple hasard de coïncidence.

Aujourd'hui un vieux noir s'asseyait à côté de moi dans le cyber, bien qu'il y avait d'autres places libres. Il était enrhumé, donc, l'acte était calculé de me contaminer. Quand il part, il laisse les trois livres par Aristote et Platon sur la table à côté de moi. Quand il est parti, je les mets sur ma table, plus tard il revient et reprend les livres, ce n'était quand même pas cadeau, c'était calculé pour que je les voie. Notons, il y avait d'autres livres dans son sac, il les a ramassés d'abord, avant de partir la première fois, donc il avait bien calculé pour que je voie :

  • Parménide par Platon
  • Physique par Aristote
  • Métaphysique par Aristote.


J'avoue ne pas avoir lu ni l'un ni l'autre des trois ...

Je ne m'avoue pas battu.

Tout d'abord, ma question à résoudre (idéalement avec ma solution que j'ai déjà) n'est pas "qu'est-ce que pensait Aristote sur la preuve de Dieu par le mouvement" mais "est-ce que le mouvement prouve Dieu" ... ensuite, j'ai (contrairement à certains Saupreissn) confiance dans la capacité de St. Thomas de résumer correctement un philosophe antérieur à lui-même. Et, j'ai lu St. Thomas.

Feser, Lavagna, Trent Horn, ils ont bien entendu le droit de me refuser le débat sous prétexte que je n'ai pas lu Aristote dans le texte. Si l'un ou l'autre entre eux le fait explicitement, en se tournant à moi avec ces mots, j'ai directement la possibilité de commenter ceci, ce que je viens déjà quelque part de faire, mais en supposant. Entretemps, si au lieu de ça ils se tournent à un psychiatre qui prétend me faire un suivi (tout en évitant de me parler en revendicant la qualité, en fait sage de sa part, mais quand même peu honnête), et le psychiatre, pour éviter de me parler, dirige un autre patient qui l'accepte comme son psy traitant (ou une connaissance) à m'approcher, ils peuvent, les trois, prétendre à se ranger d'un avis "d'expert" quand au non-débat.

Hier, quand je fis la manche, un homme qui ressemblait un peu à Matthieu me demanda s'il pouvait acheter quelque chose pour moi. J'avais déjà bien mangé, je demandais donc une bière et une bouteille d'eau pétillante. Il se sentait très navré pour la bière. Je précisait que j'avais déjà mangé. Il ne pouvait donc pas raisonnablement prendre ça comme quoi j'aurais la volonté de me soûler. À priori, Lavagna est censé être Catholique, pas Musulman, et il n'a donc pas l'intérêt de prétendre indistinctement que l'alcool soit interdit, et même en Carême il est permi pour le repas principal, ce que je venais de prendre, à part la boisson. S'il avait ce principe d'une manière limité envers tous les sdf, tant pis, ça fait de son Catholicisme un Catholicisme prostitué à des idéologies de la Bête Rouge. Mais il se peut aussi qu'il avait cette idée à mon propos, de quelqu'un qui me faisait un suivi, dans ce cas, il faut le compter comme Stockholmisé par le lourdi évoqué. Et, encore une fois, j'explique mal comment un Catholique se Stockholmise par des "psychiatres traitant" ou par des "addictologues traitant" sans avoir un Catholicisme somme tout prostitué à la Bête Rouge.

Il ne s'est pas présenté comme Matthieu Lavagna, présumons charitablement que ce n'était pas lui, que ce n'était pas un Catholique tout court ... ou vous savez autre chose là-dessus ?

Me dire que je n'ai pas le droit de discuter une preuve aristotélique sans avoir lu Aristote dans le texte, ou me dire que je n'ai pas le droit d'utiliser l'alcool en modération (par exemple pour que l'effet diurétique me débarasse de quelque chose, calories ou autres, qui m'auraient tenu éveillé dans la seconde moitié de la nuit), ça me diminue, et ça ma diminue inutilement.

Il y a deux questions sur la preuve par le mouvement.
a) est-ce que la nature du mouvement présuppose que la puissance soit réduite à l'acte par quelque chose déjà en acte, et est-ce que le regrès à l'infini est impossible ?
b) est-ce que la réponse aristotélique correspond vraiment à Dieu tel quel nous les Chrétiens comprenons que même les Païens pouvaient le reconnaître, sans la révélation proprement dite ?

Et pour le premier point, la réponse est que les nombres "nul" et "moins un" n'exsistent pas comme nombres (le français fait une bonne distinction et les appelle des nombres relatifs, genre "nul" = "ni plus, ni moins que ..." et "moins un" = "un moins que ..."), donc le regrès à l'infini est réellement impossible.

Pour le second point, pourvu que la preuve par le mouvement prend comme premier départ aussi le mouvement diurne de l'univers autour de la Terre, oui, alors, cet argument prouve en effet Dieu. Pour vérifier que St. Thomas ait visé ceci, allons à Contra Gentiles, livre I, ch. 13.* La première citation est le début, pour vérifier qu'il s'agit de l'argument en Prima Via, la seconde est proche de la fin, pour montrer qu'il tenait en esprit l'exemple astronomique :

Primo autem ponemus rationes quibus Aristoteles procedit ad probandum Deum esse. Qui hoc probare intendit ex parte motus duabus viis.
Mais d'abord nous posons les raisons avec lesquelles Aristote procède à prouver que Dieu existe. Qui avait l'intention de prouver ceci de deux manières de la part de la motion (du changement).

...

Nec est contra hanc rationem quod motores inferiorum orbium movent motum sempiternum, et tamen dicuntur moveri per accidens. Quia dicuntur moveri per accidens non ratione sui ipsorum, sed ratione suorum mobilium, quae sequuntur motum superioris orbis.
Et ça n'invalide pas cet argument que les moteurs (angéliques) des orbes inférieurs les meuvent d'un mouvement sempiterne, et pourtant ils sont dits être mus par accident. Parce qu'ils sont dits se mouvoir par accident, pas en les considérant eux-mêmes, mais à cause de leurs (choses) mobiles, qui suivent le mouvement de l'orbe supérieur.


En clair, l'ange qui fait bouger un astre comme Jupiter n'est pas mu en soi, mais il est mu "per accidens" (selon une circonstance extrinsique à lui) avec l'astre qu'il fait bouger, qui est mu par l'orbe supérieur, ou la sphère supérieure, c'est à dire dans le cas de Jupiter, la sphère de Saturne. Or, les sphères solides crystallines, l'observation d'un comète par Tychon Brahé a prouvé qu'ils n'existent pas. Ce détail avec les sphères est donc à refaire, mais ce n'est pas difficile. Si l'éther est la substance du lieu, une sphère d'éther entre la Terre et l'Empyrée, mais qui tourne en solidarité à partir des Océans jusqu'à la sphère des étoiles fixes (pas de sphère solide, mais quand même), est semblablement tourné par Dieu que, selon l'Aquinat, la sphère la plus externe, celle des étoiles fixes.

Pour le détail, le mouvement qu'effectue l'ange sur Jupiter n'est pas le mouvement diurne ou quottidien, qui mène Jupiter de l'Est à l'Ouest. C'est au contraire un mouvement de presque douze ans autour du Soleil, lui-même mu aussi par un ange dans le mouvement annuel. Mais le point est, Jupiter est aussi mu chaque jour autour de la terre et ceci en fonction du mouvement que Dieu impose à l'éther et aux étoiles fixes. Et l'ange est mu avec, d'une manière extrinsèque à son être dans la mesure que Jupiter (qui est sa chose mobile) est mu "par l'orbe supérieur" ou, selon ma modification, par l'éther. L'ange suit bien entendu la chose qu'il prend en charge.

Est-ce que je crois que Michael Behe ait prouvé Dieu ? Oui. Mais d'une manière qui dépend de découvertes très récentes.** Les ribosomes ou l'Adenosine triphosphate (ATP) n'ont pas été connus des temps de St. Paul ou de St. Thomas. Que la preuve que je viens de donner (pour que tout tourne autour de la Terre et se fasse son écosystème, dans un mouvement, il faut un moteur, Dieu est donc un) était connu dans le premier siècle, je pourrais évoquer comment, selon Josèphe, Abraham comprend qu'il y a un Dieu.***

Le premier il osa montrer que Dieu, créateur de l'univers, est un ; quant à tous les autres êtres, tout ce qui de leur part vient contribuer à notre prospérité, ils l'accomplissent en vertu des décrets divins, et nullement en vertu d'une puissance propre. Ces conceptions lui sont inspirées par les révolutions de la terre et de la mer, par le cours du soleil et de la lune et tous les phénomènes célestes si tous ces corps avaient une puissance propre, ils sauraient pourvoir eux-mêmes à leur bon ordre ; que si cette puissance leur fait défaut, il apparaît que tous les avantages que ces corps nous procurent, ils n'ont pas en eux-mêmes la force de les produire, mais qu'ils n'agissent que par les ordres souverains d'un maître, auquel seul il convient d'adresser nos hommages et nos actions de grâce.


Ceci est l'idée qu'on pouvait se faire, très correctement, là-dessus au premier siècle, voir même, si Josèphe avait raison, au vingtième siècle avant Jésus-Christ. Et selon St. Paul, il donne un vrai savoir. Or, savoir, ce n'est pas juste avoir raison en ce qu'on croit, c'est aussi avoir des raisons solides pour le croire, donc, les preuves de Dieu du premier siècle sont encore valables. Que St. Paul l'approuve est bien entendu avec toute envie que j'aurais à lire les trois livres (qu'on ne me permettra vraisemblablement pas la paix de lire) plus important que quoi Aristote l'approuve.

Hans Georg Lundahl
Paris
St. Benoît de Nursie
21.III.2025

Notes:

* Sancti Thomae de Aquino Summa contra Gentiles
liber I a capite X ad caput XIII
https://www.corpusthomisticum.org/scg1010.html


** Pour un bon et amusant résumé, la plupart des vidéos sur le canal Long Story Short

*** Flavius Josèphe, LIVRE 1, ANTIQUITES JUDAÏQUES (chapitre VII)

Sunday, 16 February 2025

Can a Continuous Miracle Be Possible? Why Would God Suspend His Laws for Matter Day after Day?


Can a Continuous Miracle Be Possible? Why Would God Suspend His Laws for Matter Day after Day? · Could All Scientists Get NATURAL LAW Wrong?

He doesn't. The laws that apply to matter is not how it receives causation, but how it performs causation.

Matter is always free to receive causation as to movement by created spirits, provided they are free to cause movement in that matter (I cannot scratch the neck of someone ten yards away, but that's because I have my causation as to movement tied to my body, and an angel or demon would normally not be allowed to scratch someone's neck).

God is always free to provide change of any kind in created anything, provided it is consistent with His goodness.

Here are three levels of causation and natural science only studies the last of them:

I would say there are three levels of causation.

1) God perfectly rules everything created, mind or matter.

2) Created minds rule matter.

a) angels have no body attached to them and move any material body they like (within God's permission or appointment)
b) human minds rule the own body within certain limits.

3) Matter moves matter.

Only the third type of causality is studied and described as "natural law". (I dispute that studies in psychology could be termed "natural law" and I definitely hold that it's anyway not studying the question at hand, mind having a power to move matter or that power being different for a human soul and an angel).

This being so, God is not suspending any laws when working a miracle. God is just interrupting the normal result which anyway in some part is a direct result of His will, rather than of causes that are described by natural law. This is the Thomistic position, C. S. Lewis got it a little wrong when thinking in terms of chains of causation reaching back to creation *.... precisely as Paley got it a lot wrong when thinking in terms of a watchmaker and the watch. St. Thomas considered God as both building the universe like an instrument and performing on it./HGL

* Apart from that and from belief in Evolution, his Miracles: a Preliminary Study is brilliant.

Friday, 8 March 2024

Le pouvoir des lois a ses limites


Notez :

Les lois peuvent être injustes d'une autre manière : par leur opposition au bien divin ; telles sont les lois tyranniques qui poussent à l'idolâtrie ou à toute autre conduite opposée à la loi divine. Il n'est jamais permis d'observer de telles lois car, "il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes" (Ac 5, 29).


Voici le contexte complet, chez St. Thomas :

QUESTION 96 – LE POUVOIR DE LA LOI HUMAINE
Article 4 – La loi humaine s'impose-t-elle à l'homme de façon nécessaire dans le for de sa conscience ?
http://docteurangelique.free.fr/bibliotheque/sommes/2sommetheologique1a2a.htm#_Toc116052508


Objections :

1. Il ne semble pas. En effet, une puissance subalterne ne peut pas imposer de loi qui ait valeur au jugement d'une puissance supérieure. Or la puissance de l'homme qui porte la loi humaine est inférieure à la puissance divine. Donc la loi humaine ne peut imposer de loi au jugement divin, qui est le jugement de la conscience.

2. Le jugement de la conscience dépend principalement des commandements divins. Cependant il arrive que les commandements divins soient annulés par les lois humaines, selon ces paroles de saint Matthieu (15, 6) : "Vous avez annulé le précepte divin au nom de votre tradition." Donc la loi humaine n'impose pas sa nécessité à la conscience de l'homme.

3. Les lois humaines imposent souvent aux hommes calomnie et injustice, selon Isaïe (10, 1.2) : "Malheur à ceux qui établissent des lois iniques et qui prescrivent des injustices afin d’opprimer les pauvres dans les procès et de faire violence au droit des humbles de mon peuple." Or il est permis à chacun de repousser l'oppression et la violence. Donc la loi humaine ne s'impose pas de façon nécessaire à la conscience de l'homme.

Cependant :

Saint Pierre écrit (1 P 2, 19) "C'est une grâce de supporter, par motif de conscience, des peines que l'on souffre injustement."

Conclusion :

Les lois que portent les hommes sont justes ou injustes. Si elles sont justes, elles tiennent leur force d'obligation, au for de la conscience, de la loi éternelle dont elles dérivent, selon les Proverbes (8, 15) : "C'est par moi que les rois règnent et que les législateurs décrètent le droit." Or, on dit que les lois sont justes, soit en raison de leur fin, quand elles sont ordonnées au bien commun, soit en fonction de leur auteur, lorsque la loi portée n'excède pas le pouvoir de celui qui la porte ; soit en raison de leur forme, quand les charges sont réparties entre les sujets d'après une égalité de proportion en étant ordonnées au bien commun. En effet, comme l'individu est une partie de la multitude, tout homme, en lui-même et avec ce qu'il possède, appartient à la multitude ; de même que toute partie, en ce qu'elle est, appartient au tout. C'est pourquoi la nature elle-même nuit à une partie pour sauver le tout. Selon ce principe, de telles lois qui répartissent proportionnellement les charges, sont justes, elles obligent au for de la conscience et sont des lois légitimes.

Mais les lois peuvent être injustes de deux façons. D'abord par leur opposition au bien commun en s'opposant à ce qu'on vient d'énumérer, ou bien par leur fin, ainsi quand un chef impose à ses sujets des lois onéreuses qui ne concourent pas à l'utilité commune, mais plutôt à sa propre cupidité ou à sa propre gloire ; soit du fait de leur auteur, qui porte par exemple une loi en outrepassant le pouvoir qui lui a été confié ; soit encore en raison de leur forme, par exemple lorsque les charges sont réparties inégalement dans la communauté, même si elles sont ordonnées au bien commun. Des lois de cette sorte sont plutôt des violences que des lois, parce que "une loi qui ne serait pas juste ne paraît pas être une loi", dit saint Augustin. Aussi de telles lois n'obligent-elles pas en conscience, sinon peut-être pour éviter le scandale et le désordre ; car pour y parvenir on est tenu même à céder son droit, selon ces paroles en saint Matthieu (6, 40) : "Si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, accompagne-le encore deux mille pas ; et si quelqu'un te prend ta tunique, donne-lui aussi ton manteau."

Les lois peuvent être injustes d'une autre manière : par leur opposition au bien divin ; telles sont les lois tyranniques qui poussent à l'idolâtrie ou à toute autre conduite opposée à la loi divine. Il n'est jamais permis d'observer de telles lois car, "il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes" (Ac 5, 29).

Solutions :

1. Comme le dit saint Paul (Rm 13, 1) "Toute puissance humaine vient de Dieu... c'est pourquoi celui qui résiste au pouvoir", dans les choses qui relèvent de ce pouvoir, "résiste l'ordre de Dieu." A ce titre, il devient coupable en conscience.

2. Cet argument vaut pour les lois humaines qui sont ordonnées contre le commandement de Dieu. Et le domaine de la puissance humaine ne s'étend pas jusque-là. Il ne faut donc pas obéir à de telles lois.

3. Cet argument vaut pour la loi qui opprime injustement ses sujets ; là aussi le domaine de la puissance accordée par Dieu ne s'étend pas jusque-là. Aussi, dans des cas semblables, l'homme n'est pas obligé d'obéir à la loi, si sa résistance n'entraîne pas de scandale ou d'inconvénient majeur.

Tuesday, 13 December 2022

James Bogle's View on Means and Ends


If the Monarch were to attempt to seize such a veto power, he would be subverting and destroying the very Constitution that he had sworn to uphold and protect. It would, in effect, be a coup d’etat by the King against the State and thus a form of immoral and illegal sedition which St Thomas Aquinas condemns as seriously sinful[8]. If the present King were to try to do so then he, Charles Mountbatten-Windsor, would, in his private and personal capacity, be raising a rebellion against both Parliament and the Crown, i.e. against King Charles III in his official capacity. It would be hard to imagine a more seriously illegal and immoral sedition than that.

St Thomas also teaches us that “accordingly the sin of sedition is first and chiefly in its authors, who sin most grievously”[9].It is also the teaching of the Catholic Church that the ends do not justify the means and that we may not do evil that good may come of it.


Source:
Rorate Cæli : James Bogle: was Queen Elizabeth to blame for the Abortion Act?
https://rorate-caeli.blogspot.com/2022/11/james-bogle-was-queen-elizabeth-to.html


Now, if the Parliament and Crown are a righteous régime, it is obviously illegitimate to raise any kind of rebellion against them.

If it's a moderately corrupt one, equally.

But the question changes if the régime is actually doing the contrary of what a régime is there for.

What does St. Thomas say about resisting tyranny? That those resisting tyranny are not seditious, but rather the tyrant is seditious, rebelling against the common good. We'll come back to it. Meanwhile, what about the case? Were we talking of the King taking up arms, by a militia? No, we were talking about the king using his legal right to veto, that is to withhold his assent to a law. Does this right legally exist? Leaving the word to Bogle esq again:

The very last time that a Monarch, acting alone on her own discretion, refused Royal Assent to a Bill was in 1708 when Queen Anne, the last of the Royal Stuarts (allowed by Parliament to accede to the throne because she was a Protestant), refused assent to the Scottish Militia Bill. Since then, the British Constitution has so far developed that, today, the Monarch may not now refuse assent to any Bill at all unless advised so to do by his ministers.


The British Constitution has developed ... through what exact texts? According to the wikipedian article, it's not one, just an expectation:

Royal assent to bills generally came to be viewed as a mere formality once both Houses of Parliament had successfully read a bill three times, or a general election had taken place.


This was taken from precisely the article on the Scottish Militia Bill.

And indeed, the essay by Bogle confirms this view about "a mere formality" ... back to Bogle:

Indeed, the procedure today for giving Royal Assent usually involves Lords Commissioners, nominally appointed by the Monarch “on advice” of ministers (and thus actually appointed by the Prime Minister). They call upon the clerk of the House of Lords to signify the Royal Assent with the words “Le Roi le veult”, meaning, in Law French, “the King wishes it” and the clerk duly speaks those words openly in the House. However, the Monarch has, in reality, almost nothing to do with it.


So, mere formality or not, it is still a necessary formality.

However, the common view of constitutional lawyers is that there is one exception to the general rule that the Monarchy cannot, on his own discretion, veto a Bill passed by Parliament and it is this: the Monarch may refuse Royal Assent and so veto a Bill, against the advice of ministers, if it is a Bill that attempts permanently to destroy democracy e.g. by extending the life of Parliament indefinitely or by gerrymandering the electorate so that the government can never be removed.

This is the one time the Monarch may refuse Royal Assent, and so veto a Bill, acting on his own discretion and against the advice of ministers. The Monarch is permitted so to do because obviously ministers are not going to advise vetoing their own Bill attempting to abolish democracy. This is the one and only rare exception where the Monarch may veto a Bill on his own discretion[7].


James Bogle has landed himself in the approval of the thesis "it is more important for a monarch to uphold a democratic constitution than to uphold the ten commandments" ... let's hear St. Paul on this one, Romans 13:

[1] Let every soul be subject to higher powers: for there is no power but from God: and those that are, are ordained of God. [2] Therefore he that resisteth the power, resisteth the ordinance of God. And they that resist, purchase to themselves damnation. [3] For princes are not a terror to the good work, but to the evil. Wilt thou then not be afraid of the power? Do that which is good: and thou shalt have praise from the same. [4] For he is God's minister to thee, for good. But if thou do that which is evil, fear: for he beareth not the sword in vain. For he is God's minister: an avenger to execute wrath upon him that doth evil. [5] Wherefore be subject of necessity, not only for wrath, but also for conscience' sake.

[6] For therefore also you pay tribute. For they are the ministers of God, serving unto this purpose. [7] Render therefore to all men their dues. Tribute, to whom tribute is due: custom, to whom custom: fear, to whom fear: honour, to whom honour.

That is, a monarch and a parliament must be obeyed, but that is because they are servants of God. So, what happens if they aren't? Given that sidewalk counsellors are being treated as criminals, I think there is reason to ask the question.

At a certain point in time, all Germanic kingdoms and some other states were theoretically vassals to the Basileus in Constantinople. One liked to nickname it "Byzantium" which is a bit like calling New York "Manhattan Island" or even New Yorkers "Canarsee Indians" ... Byzantium being actually the name of a village existing in the place before Constantine built Constantinople. But if St. Andrew had visited Byzantium (well before it became Constantinople), one could still say "Byzantium" was actually respectful.

Enter the Iconoclastic controversy. Emperors or Baseileis of Byzantium (yes, I'm a Latin) were using tax money to persecute things like the original manuscripts of the Gospels (since earlier on display put there by Zenon), like icons, like icon painters. They were charging tax money from the West too, most notably from Venice. Exit the Iconoclastic controversy. Empress Irene, officially actually Emperor Irene, had her own son blinded because she dreaded he could remake the iconoclastic persecutions. She didn't exactly demand tax money from Charlemagne, but she did count on his loyalty.

What happened? Well, Venice refused to pay taxes pretty early on in the Iconoclastic controversy. Much later, Constantinople had the Doge Dandolo of Venice blinded because of his refusal to pay taxes or adher to Byzantine politics. And Charlemagne was on Christmas Day of 800 AD crowned Emperor - in other words - the allegiance to Constantinople was rebuffed. Did the Church condemn this as sedition? Not the least. Popes were not excommunicating Venetian Doges. And Pope St. Leo III was the precise person who put the imperial crown on the head of Charlemagne.

How can this be accounted for? Well, look a bit at St. Paul again:

For princes are not a terror to the good work, but to the evil.
For he is God's minister to thee, for good. But if thou do that which is evil, fear: for he beareth not the sword in vain. For he is God's minister: an avenger to execute wrath upon him that doth evil.

What was the punishment for abortion in Mussolini's Italy? If a woman did it on her own, 1 to 4 years. If a woman did it with medical help, 2 to 5 years for herself and for the physician. If someone was forced into abortion (like if parents even told a 13 year old girl to get one, as she was under 14), 6 to 12 years for the person so forcing her. To me that sounds that on this point, Mussolini was actually doing precisely that. And before you bring on racism or concentration camp La Rizziera or sending Jews to Hitler's camps, all of that came later.

What is the legal punishment for abortion in England? Nil. Most cases at least. I'd like very much to send a physician out of the medical order or even into prison for counselling "Lydia"* to have an abortion, pushing the Covid scare to hurry her into having one, but so far, he's not punished. If the abortion had been entirely her own idea, neither she nor he would have had anything to fear in England.

So, what happens, if a régime refuses to punish evil or uphold "at least some level of good"? James Bogle appealed to St Thomas Aquinas, Summa Theologiae, II-II, Q.42. Here are objection 3 and the saint's answer to it. The question is, whether Sedition is a mortal sin.

Objection 3. Further, it is praiseworthy to deliver a multitude from a tyrannical rule. Yet this cannot easily be done without some dissension in the multitude, if one part of the multitude seeks to retain the tyrant, while the rest strive to dethrone him. Therefore there can be sedition without mortal sin.

Reply to Objection 3. A tyrannical government is not just, because it is directed, not to the common good, but to the private good of the ruler, as the Philosopher states (Polit. iii, 5; Ethic. viii, 10). Consequently there is no sedition in disturbing a government of this kind, unless indeed the tyrant's rule be disturbed so inordinately, that his subjects suffer greater harm from the consequent disturbance than from the tyrant's government. Indeed it is the tyrant rather that is guilty of sedition, since he encourages discord and sedition among his subjects, that he may lord over them more securely; for this is tyranny, being conducive to the private good of the ruler, and to the injury of the multitude.


No one is pretending that Charles III or the late queen before him or the parliament were putting up the bill in order to get more tea to enjoy with Paddington. But when it comes to "that he may lord over them more securely" that sounds like a description of preferring constitutional stability against even a mild and formally legal disruption over actually getting into the way of those harming the least children. The unborn ones.

Hans Georg Lundahl
Paris
St. Lucy
13.XII.2022

* New blog on the kid : Donate to Legal Costs for "Lydia"!
https://nov9blogg9.blogspot.com/2022/10/donate-to-legal-costs-for-lydia.html

where I link to:
Society of Protection of Unborn Children
https://www.spuc.org.uk/

Sunday, 19 July 2020

Roquefortophobes ...


Je suis grisé · Dent améliorée · Roquefortophobes ...

Quand en 2005 je fus accueilli dans la Prieuré Sainte Jehanne d'Arc de la Fraternité Saint Pie X de Bergerac, pendant 3 semaines, le prieur, Mr. l'Abbé Champeau (la banque postale aura lis son nom comme Mr. Charapeau), me proposa un jour un bleu.

Je mangeais avec bon appétit. Depuis la puberté et quelque plus, je suis capable a goûter les bleus, les olives vertes, j'aime mieux qu'avant les olives noires et les câpres, et encore j'ai pris goût du café noir.

"C'est prouvé, il n'est pas Américain, les Américains meurent de Roquefort."

Il a dû avoir côtoyé à Écône quelques-uns, on a dû servir Roquefort, et ceux-ci ont dû s'excuser.

Ces derniers jours j'ai constaté que des Arabes aussi sont Roquefortophobes. Même le Camembert, comme j'ai constaté à Emmaüs Agora un matin au début de mon séjour parisien, il préfèrent enlever la croûte, parce que la croûte du Camembert comme les persillages à l'intérieur du Roquefort sont de moisissure. Et pour eux, la moisissure c'est une saleté.

Pour un Chrétien nulle chose créée est en soi une saleté, ça dépend de la place qu'elle occupe, une saleté est quelque chose qui n'est pas à sa bonne place. Comme j'ai appris du bon thomiste C. S. Lewis.

L'urine est une saleté sur un vêtement ou en bas d'un mur, elle est un précieux engrais en d'autres endroits, en bonne proportions avec l'eau et absorbée dans la terre. La chie est moins sale dans la toilette que dans le corps, mais moins sale dans le corps que les mêmes substances seraient coincés dans l'intestin en train d'empoisonner l'organisme, et après un processus de fouillage par des vers de terre, elle sera un bon engrais. Un sperme est une saleté éjaculée où elle n'a aucune chance même théorique de donner la vie, mais très pur (sauf par le péché d'Adam), là où il fertilise une ovule.

Et l'alcool et la moisissure ont leurs places aussi. D'alcool une autre fois, maintenant aux moisissures.

Je regarde la page wikipédia Fromage à pâte persillée:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fromage_%C3%A0_p%C3%A2te_persill%C3%A9e

Les fromages à pâte persillée ou à pâte à moisissure interne ou encore bleus1 sont des appellations appliquées à des fromages dont le caillé est ensemencé de penicillium. Le fromage sera aussi parfois percé pour que le champignon (Penicillium glaucum ou Penicillium roqueforti) se développe.


Penicillium, ça me rappelle quelque chose ...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Penicillium

Diverses espèces sont cultivées au niveau industriel pour la fabrication de fromages (Penicillium roqueforti, Penicillium camemberti), pour la production de métabolites : les antibiotiques de type pénicillines (Penicillium notatum, Penicillium chrysogenum), l’acide gluconique (par Penicillium purpurogenum), la griséofulvine (Penicillium griseofulvum). Certaines espèces peuvent en outre produire de dangereuses mycotoxines.


Comme le produit de rejet du métabolisme humain et animal est engrais, le produit de rejet du métabolisme des fonges penicillium sont des substances fortes, avec une certaine toxicité. Et on les utilise pour combattre des bactéries. Même si le produit du penicillium glaucum (dans le Gorgonzola d'hier) n'est pas strictement la même molécule que la pénicilline, il est apparenté, et peut donc servir d'antibiotique.

Mais bien entendu, la moisissure est une saleté à sa mauvaise place. La moisissure goûte beaucoup moins bien sur le pain blanc que sur le ou dans le fromage, et moisissure dans la ventilation peut provoquer de l'asthme à part de sentir mal. Mais un fromage ne va pas être mis dans les poumons, mais dans l'estomac. En passant par la bouche avec les dents qui avaient besoin d'un bactéricide.

Hans Georg Lundahl
Paris
VII Dimanche après Pentecôte
19.VII.2020

Friday, 19 October 2018

Ah, merci beaucoup, fsspx.news!


Comment traduire moyboy en français? · Ah, merci beaucoup, fsspx.news! · Vous avez lu 100 infos insolites sur Les Sciences? · Commençons la revue de "100 infos insolites ..." · "La science c'est quoi?"

J'apprécie beaucoup:

14. Action des bons anges sur le monde des corps
17 Octobre, 2018 | Par fsspx.news
https://fsspx.news/fr/14-action-des-bons-anges-sur-le-monde-des-corps-41266


Est-ce que Dieu se sert des anges pour l'administration du monde corporel ?

Oui, Dieu se sert des anges pour l'administration du monde corporel, parce que le monde corporel est inférieur aux anges, et que, dans tout gouvernement ordonné, les êtres inférieurs sont régis par ceux qui leur sont supérieurs (q. 110, a. 1).

...

Que font les anges qui servent à l'administration du monde corporel ?

Les anges qui servent à l'administration du monde corporel veillent à l'accomplissement parfait du plan providentiel et des volontés divines dans tout ce qui passe parmi les divers êtres qui constituent le monde des corps (q. 110, a. 1, 2 & 3).

Est-ce par l'entremise de ces anges de l'ordre des vertus que Dieu accomplit tous les changements qui se font dans le monde des corps, y compris même les miracles ?

Oui, c'est par l'entremise de ces anges de l'ordre des vertus que Dieu accomplit tous les changements qui se font dans le monde des corps, y compris même les miracles (q. 110, a. 4).

...


En d'autres mots, si comme l'implique le géocentrisme, l'orbite régulier de Vénus est concrètement un pentagramme, arrondi, alors ceci est explicable par le fait que Dieu a posé un ange pour accomplir cette figure, selon sa volonté.

Si, comme l'implique géocentrisme et petit univers, les deux mouvements visibles réguliers et annuels d'α Centauri, tels que les analysent les scientifiques de nos jours, à savoir un mouvement d'aberration de la lumière stellaire (aberration qui varierait selon ce que la Terre mouvait contre ou de cette région du Ciel ou encore de manière latérale) et un mouvement de parallaxe (dû à un prétendu mouvement de la Terre elle-même de laquelle on verrait l'étoile des angles un peu différents) seraient un seul mouvement, celui-ci peut très bien s'expliquer par un ange que Dieu a placé sur cette étoile.

L'évêque Tempier nous a interdit de dire que chaque ange a une étoile, mais pas de dire que chaque étoile a un ange, ce que pensait aussi St Thomas d'Aquin.

Puisque Pars I, Q 110 est évoqué, dans l'article 1, l'objection 2 et sa réponse évoquent ceci assez clairement:

2. Les êtres inférieurs sont gouvernés par les êtres supérieurs. Parmi les corps, certains sont considérés comme inférieurs, d'autres comme supérieurs. Ceux-ci régissent donc les autres, qui n'ont pas besoin d'être gouvernés par les anges.

2. Ce raisonnement s'appuie sur l'opinion d'Aristote, qui affirmait que les corps célestes sont mus par des substances spirituelles ; et il a tenté de fixer leur nombre selon le nombre des mouvements qui se manifestent dans les astres. Il ne pensait pas que des substances spirituelles exercent une influence immédiate sur des corps inférieurs, sauf peut-être les âmes humaines agissant sur leur corps. Et cela parce qu'il n'estimait pas qu'il puisse y avoir dans les corps inférieurs d'autres activités que leurs activités naturelles, pour lesquelles suffisait le mouvement transmis par les corps célestes. Mais nous croyons que beaucoup de choses s'accomplissent dans les corps inférieurs en dehors de leurs activités naturelles, qui ne peuvent s'expliquer suffisamment par l'action des corps célestes ; nous estimons donc nécessaire de tenir que les anges ont une influence immédiate non seulement sur les corps célestes, mais même sur les corps inférieurs.


Notons, "non seulement sur les corps célestes" - dont α Centauri et Vénus - donc, sur eux aussi.

Autres endroits où St. Thomas exprime la même chose sont (II) Q 70, A3 dans le corps de l'article, où il nie que les corps célestes soient eux-mêmes vivants, mais dit qu'ils sont mus par les anges, et (III) le commentaire dans le livre d'Hiob, chapitre 38.

(II) Réponse : Sur cette question les philosophes ont eu des opinions diverses. Anaxagore, rapporte S. Augustin, "fut accusé auprès des Athéniens pour avoir dit que le soleil était une pierre brûlante, niant ainsi absolument qu'il soit un dieu", ou un être vivant. Les platoniciens, eux,~ supposèrent que les corps célestes avaient une âme. - Parmi les docteurs de la foi on rencontre une pareille diversité. Origène attribue une âme aux corps célestes. S. Jérôme aussi paraît avoir ce sentiment lorsqu'il commente le texte de l'Ecclésiaste (1,6) : "Parcourant l'univers, l'esprit va en tournoyant." S. Basile et le Damascène, au contraire, afflrment que ces corps ne sont pas animés. Quant à S. Augustin, il laisse la chose dans le doute sans pencher dans aucun sens, comme on peut s'en rendre compte dans son Commentaire littéral sur la Genèse, ainsi que dans son Enchiridion, où il dit également que, au cas où les corps célestes seraient dotés d'une âme, celle-ci appartiendrait à la société des anges.

Devant une telle diversité d'opinions, et pour mettre quelque peu en lumière la vérité, il faut remarquer que l'union de l'âme et du corps n'a pas pour fin le corps, mais l'âme ; car ce n'est pas la forme qui a pour fin la matière, mais l'inverse. D'autre part, la nature et la vertu de l'âme se reconnaissant à son opération, qui est aussi d'une certaine manière sa fin. Or le corps se trouve nécessaire à certaines opérations de l'âme qui s'exercent par son intermédiaire, ainsi qu'on peut s'en rendre compte dans les activités de l'âme sensitive et nutritive. Il est donc nécessaire que de telles âmes soint unies aux corps en raison de leurs activités. - En revanche, il est une activité de l'âme qui ne s'exerce pas par l'intermédiaire du corps, bien que le corps lui apporte un certain concours : ainsi est-ce le corps qui fournit à l'âme humaine les images dont elle a besoin pour faire acte d'intelligence. Il est donc nécessaire aussi pour cette âme d'être unie à un corps en raison de son opération, encore qu'il lui arrive d'en être séparée.

Or, il est manifeste que l'âme du corps céleste ne peut pas exercer les opérations de l'âme nutritive : se nourrir, croître et engendrer ; car de telles opérations ne conviennent pas à un corps incorruptible par nature. Semblablement aussi, les opérations de l'âme sensitive ne conviennent pas aux corps célestes ; car tous les sens sont fondés sur le toucher qui appréhende les qualités élémentaires. Tous les organes des puissances sensibles requièrent aussi, selon un certain mélange, une proportion déterminée des éléments ; mais on admet que les corps célestes sont étrangers à la nature de ceux-ci. - Il reste donc qu'aucune des activités de l'âme ne peut convenir à l'âme céleste, sauf deux : l'intellection et le mouvement ; car l'appétition est consécutive au sens et à l'intelligence, et se trouve ordonnée à l'un et à l'autre. Mais l'activité intellectuelle ne s'exerce pas par le corps ; elle n'a donc besoin du corps que dans la mesure où les sens lui fournissent des images. D'autre part, nous l'avons dit, les activités de l'âme sensitive ne conviennent pas aux corps célestes Ainsi donc, ce n'est pas en raison de l'activité intellectuelle que l'âme serait unie au corps céleste. - Il ne reste donc que la finalité du mouvement. Mais pour mouvoir il n'est pas requis que l'âme soit unie au corps céleste comme une forme, mais seulement par contact dynamique, comme un moteur est uni au mobile. Aussi, après avoir prouvé que le premier qui se meut lui-même se compose de deux parties, dont l'une est motrice et l'autre mue, Aristote, voulant préciser la manière dont ces deux parties sont unies, déclare que c'est par un contact, soit mutuel, s'il s'agit de deux corps, soit de l'un des deux à l'autre (et non réciproquement), si l'un est corps et l'autre non-corps. - Les platoniciens eux aussi ne supposaient pas qu'il y eût union des âmes aux corps, sinon par contact dynamique, comme du moteur au mobile. Ainsi, lorsque Platon affirme que les corps célestes sont animés, cela signifie tout simplement que les substances spirituelles sont unies aux corps célestes comme les moteurs aux corps qu'ils meuvent.

Que les corps célestes soient mus par une substance douée de connaissance, et non seulement par nature, comme le sont les corps lourds et légers, cela ressort avec évidence du fait que la nature ne meut que vers un seul terme, et s'y repose lorsqu'elle en a pris possession ; ce qui n'est pas constaté dans le mouvement des corps célestes. Il demeure donc qu'ils sont mus par une substance douée d'appréhension. - S. Augustin dit encore que "tous les corps" sont administrés par Dieu "par l'intermédiaire de l'esprit de vie". Il apparaît donc avec évidence que les corps célestes ne sont pas dotés d'âme de la même manière que les plantes et les animaux, mais de façon équivoque. Et c'est pourquoi la différence entre ceux qui les considèrent comme dotés d'âme et ceux qui les estiment inanimés est en réalité petite, voire nulle, et limitée à une affaire de mots


Une galère de copier ceci, en partie j'ai dû le faire à main, là ou ce n'est pas bleuté, ça ne copie pas:



Et ensuite:

III
Quod autem dicuntur astra matutina Deum laudare Mais que les étoiles du matins sont dits "louer Dieu"
 
potest uno modo intelligi materialiter, inquantum scilicet propter sui claritatem et nobilitatem erant materia divinae laudis, etsi non hominibus qui adhuc non erant, saltem Angelis qui iam erant; peut être compris d'une manière de manière matérielle, à savoir en tant qu'elles étaient par leur clarté et noblesse matière pour la louange de Dieu, même si pas encore pour les hommes qui n'étaient pas encore là, au moins pour les anges qui existaient déjà;*
 
alio modo secundum illos qui dicunt corpora caelestia animata, astra in suae institutionis initio Deum laudabant non laude vocali sed mentali; d'une autre manière selon eux qui disent les corps célestes animés**, les astres louent dans le début de leur création Dieu, pas de louange vocale, mais de louange mentale;
 
quod etiam potest referri ad Angelos quorum ministerio caelestia corpora moventur, ut quod subditur et iubilarent omnes filii Dei referatur ad Angelos supremae hierarchiae, quos Dionysius dicit esse collocatos in vestibulis deitatis: ce qui peut aussi être mis en rapport avec les anges par le ministère desquels les corps célestes sont mus*** de manière que ce qui est ajouté "que tous les fils de Dieu poussaient des cris d'allégresse" soit mis en rapport avec les anges de la hiérarchie suprème° que Denis dit qu'ils sont assemblés dans l'antéchambre de la divinité:
 
et ideo signanter illis tamquam inferioribus laudem, istis autem tamquam superioribus attribuit iubilationem quae excellentiam quandam laudis importat. et donc c'est par intention qu'Il attribuie aux inférieurs la louange, et aux supérieurs les cris d'allégresse, qui veulent dire l'excellence de la louange, donc aux étoiles du matin et aux fils de Dieu.°°
 
Le texte latin cité à partir d'une citation latine que j'avais déjà faite, ici:

En lengua romance en Antimodernism y de mis caminaciones : Terra et Astra secundum Aquinatem in Commentario de Hiob capite xxxviij
https://enfrancaissurantimodernism.blogspot.com/2014/05/terra-et-astra-secundum-aquinatem-in.html


Et le texte français en est ma propre traduction.


Pour avoir une vue d'ensemble sur leur série sur les anges, la partie 15, Action des bons anges à l'endroit de l'homme : les anges gardiens, d'hier, comporte des liens vers les parties antérieurs.

Entre temps, merci beaucoup!

Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre
Lendemain de St Luc
19.X.2018

P.S. Lien vers un message où j'ai les lieux de St. Thomas est abrégé comme tiny.cc/vsg9zy et en plein url comme
https://hanslundahl.livejournal.com/964.html

* Les étoiles sont créés le IV jour, l'homme juste le VI, donc, St THomas affirme ici que les anges étaient déjà là le IV jour. ** Position interdite en 1277, St Thomas alors déjà décédé, ceci était écrit avant l'interdiction. *** Mais cette autre position, favorisée par St. Thomas lui-même, n'était pas interdite! ° Donc, pour St Thomas ici, les "astres du matin" sont anges d'une hiérarchie inférieure, à savoir, les vertus. °° J'ai changé le syntaxe, car le latin médiéval est accoutumé, comme l'allemand, à des mises en rapport à travers plus de distance que le français actuel.

Monday, 2 January 2017

Quoran Questions on St Thomas and Other Medieval


I
What did Thomas Aquinas write?

Hans-Georg Lundahl
Short answer : LOTS.

Longer answer : most famously, Summa Theologica, and Adoro Te Devote.

Nearly as well known, Summa contra Gentes.

Quite a few Quodlibetical questions and answers (he would have been a great quoran if alive now), quite a few comments on works by others who lived earlier, both about half the Books in the Bible and most works by Aristotle AND the Sentences of Peter Lombard.

The last parts of the Summa Theologica were collected after his death from appropriate portions of Sentence commentary, but with disposition borrowed from the parts of the Summa Theologica he did write.

He also wrote answers against particular errors, most notably Averroist ones. De Unitate Intellectus contra Averroes.

Jennifer Formichelli
His great work is the Summa Theologica, that is, the sum of all our knowledge of theology, of the word of God. He drew heavily on Aristotle's philosophy & essentially integrated his Ethics into Christisn thought, bridging the classical and Christian worlds of thought. He is the great thinker behind the poetry of Dante.

Ton Krekels
"Tommaso d'Aquino, OP (1225 – 7 March 1274), also known as Thomas Aquinas (/əˈkwaɪnəs/), was an Italian dominican friar and Catholic priest who was an immensely influential philosopher, theologian andjurist in the tradition of scholasticism, within which he is also known as the "Doctor Angelicus" and "Doctor Com-munis". He is heralded as the most influential Western medieval legal scholar and theologist. The name "Aquinas" identifies his ancestral origins in the county of Aquino (in the present-day Lazio region), an area where his family held land until 1137."

https://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Aquinas

II
Did Thomas Aquinas believe in God? If so, what were his beliefs?

Hans-Georg Lundahl
If St Thomas Aquinas believed in God?

Despite rumours to the contrary, YES.

Why are there rumours to the contrary?

Well, the Summa Theologica has a disposition where a question is asked and a wrong answer, sometimes two wrong answers is/are given before the right answer.

That means that one article (Q2, A3) stars with the question “does God exist?” and the next words are “it would seem that God does not exist”.

Impatient and dishonest readers have from this concluded or made others conclude that St Thomas Aquinas did not believe in God.

What were his beliefs?

Strictly theistic ones, denying pantheism, materialism, atheism, polytheism and so forth in his conclusions from Q2 to Q26.

See also his even more explicit refutation of Averroistic pantheism in “De Unitate Intellectus adversus Averroistas”.

Strictly Trinitarian ones, which he details in QQ27 - 43.

This Trinitarianism strictly Filioquist, as per Q37.

I am sorry, I can’t edit my answer, but the citations are incomplete.

All the ones I have given shall be completed by the additional information of this being in Part I or Prima Pars.

The other parts (Prima Secundae, Secunda Secundae, Tertia) have other content on those question numbers!

Anthony Zarrella
Absolutely. Thomas Aquinas was probably the most prominent Christian theologian of all time (though I imagine some Protestants would give Augustine the edge), and is a Doctor of the Church in Catholicism.

His beliefs were those of fully-orthodox Catholicism. Giving a full explanation would take whole books (... like his Summa Theologica, for instance...), but look up the doctrines of the Catholic Church in the 1200s (doctrines, not mere informal beliefs), and that covers what St. Thomas's beliefs were.

Alison Bennett
Since he went to so much trouble to prove the existence of God, I think you can conclude that yes, he did.

Five Ways to Prove that God exists — The Arguments

Pete Ashly
This raises some interesting questions, whether the god he spent all his energy on was the same god he died with.

What could St Thomas Aquinas have seen in his mystical experience?
https://www.quora.com/What-could-St-Thomas-Aquinas-have-seen-in-his-mystical-experience


Alison Bennett
Thank you for this! I was not aware of his end of life thoughts. Totally fascinating. I only studied Aquinas as part of a very broad Religious Studies class in college and never explored the end of his life. I think doubt, even serious doubt, doesn't necessarily mean he stopped believing. I mean, I am not a religious person at all, but I am always interested. Deeply religious and intellectual people are so much more interesting than people whose religious devotion is only taught and not explored. I am glad that you knew about this and shared your knowledge.

Pete Ashly
It's said during the dark night of the soul some move from belief in god to realization whatever that means

III
What was Thomas Aquinas's life like?

A curious childhood. He wanted to know “what is God?”

Obviously, the question “who is God” was already answered, Father, Son and Holy Spirit.

A youth fighting a noble family trying to force him away from his vocation.

A life as a student where his talent searched obscurity, until someone else’s wrong answer made him impatient to correct it.

A life as a “monk” (technically friars aren’t monks) and priest in which he certainly wrote very much and seeing from what he wrote searched to be as just and decent as possible in hearing confessions. And did that with genius.

A death probably from metabolism troubles, while (as always after becoming Dominican) obeying to his death the orders of his superiors, and a last confession after which his father confessor revealed that his soul was as pure as that of a four year old boy.

And between that a hidden life in which he had extasies and visions, and hid them as best he could.

IV
How did Thomas Aquinas die?

Hans-Georg Lundahl
As a Catholic and receiving the sacraments.

As a friar and on his way, homeless, and finally, as a writer and speaker, called as an expert.

Chandler Simmons
"Called to attend the Second Council of Lyons, [Aquinas] apparently hit his head against a low-lying tree branch while on the journey, and sustained a serious injury. He was taken to the Cistercian abbey at Fossanova, where he was nursed by the monks, but died on March 7, 1274."

Edward Feser, Aquinas, p. 6

Hans-Georg Lundahl
I was wrong on metabolism troubles then.

V
What was Thomas Aquinas right about?

Hans-Georg Lundahl
Nearly everything.

It is more easy to enumerate what he was wrong about, and it seems at some moment at least he had some scruple against the Immaculate Conception, thinking the Blessed Virgin could not have been sanctified immediately at conception, but needed to wait exactly one instant (probably shorter than one second).

I don’t think the Church has pronounced him wrong on any other thing.

Gwydion Madawc Williams
He split the Natural and the Supernatural. This allowed people to think about science without worrying about God.

Mostly still believing in God, until the 18th century, but with God effectively "kicked upstairs", honoured but denied a serious role.

Hans-Georg Lundahl
He didn’t split them.

He didn’t allow people to think about science without worrying about God.

VI
Did Dante Alighieri ever meet Thomas Aquinas?

wasn't Dante inspired by the Summa Theologica?

Olivier Garamfalvi
It is unlikely, as Dante Alighieri would have been approximately nine years old when Thomas Aquinas died in 1274.

Hans-Georg Lundahl
Dante very certainly knew lots of the content of Summa, whether from that book or because it was general culture (to which that book is our best access, perhaps not Dante’s), I don’t know.

That they met on Earth is improbable; Olivier Garamfalvi noted Dante was nine years old when St Thomas died, and Dante was from Florence and I don’t think St Thomas went there.

That they met in Heaven I hope.

VII
How did Dante Alighieri get his start as an author? How popular was he in his own time?

[Note how I misread the name first ...]

Hans-Georg Lundahl
As he was a friar and writing on order of his superiors, it was NOT a question of finding an editor.

He was probably fairly popular, since he was also a speaker. Recently TAN Books published a series of Catechetical sermons he held, which are preserved in the Latin of his secretary, while he held them in French or Italian, depending on where he held them, which I don’t know.

They are sermons on the Creed, the Commandments, the Pater and the Ave. He made some other sermons too of same type, not included in that catechism (that would include one on the seven sacraments, I presume).

Sorry, misread Thomas Aquinas for Dante Allighieri.

Now, Dante was writing love poetry in Vita Nuova - always tends to be popular and his was good - and he was also a political partisan. Meaning he had support from fellow … actually not Ghibellines, at first, but one of two divisions of Guelfs.

ALSO he was a noble and a cavalry man.

VIII
What cities have the most medieval (1000 - 1500 AD) monuments that still survive?

Hans-Georg Lundahl
I will not give specific cities.

I will give a principle.

  • It must have existed in Middle Ages.
  • It must not have been completely destroyed in later part or after them.
  • It must not have been rebuilt extensively by people ashamed of Middle Ages.


Malmö is out, because it’s from Renaissance. In Middle Ages it was just barely a fishing village.

Cologne is out, it was most of it destroyed in 1945.

Stockholm, excepting the part known as Gamla Stan is out, because of extensive rebuilding in more modern styles. Though most churches are medieval.

That said, most churches from Middle Ages were destroyed at Reformation in countries like Sweden, Denmark or England.

Malmö has a castle built from stones of torn down Churches and was Denmark back then. Sigtuna, which was already Swedish and has not ever been anything else, had 20 Churches of which only the Dominican St Mary’s Church survived, while others were torn down. I suppose the same thing happened in England.

Rome has probably more from Renaissance and Baroque than from Middle Ages.

Anonymous
Cairo has to have one of the largest concentration of Medieval buildings. This site lists a few of them.

15 Top Tourist Attractions in Cairo & Easy Day Trips | PlanetWare

I've visited and the contrast with Downtown (built in the 1800’s and modelled on Paris) is amazing. Cairo is not a pretty city (it's too crowded and dirty) but the amount of history is awe-inspiring.

Goran Forssell
in France and Italy there is plenty of them. Some in Great Britain and in Spain.

San Gimignano Italy

Toledo Spain

Carcassonne France

Castle Combe GB

Visby Sweden

[Visby - obviously!]

John Bartram
My local city - Canterbury city walls (medieval atop Roman):

England has many such historic sites, including cities.

London, of course - Tower of London viewed from the River Thames.:

Last year, I had a lovely holiday here:

View from the tower of St Mary's church, Rye, East Sussex, southern England. The white-painted building is the Methodist church. The Ypres Tower in the centre-left marks the cliff-edge which defines the citadel. Below the cliff, roofs of buildings beside the River Tillingham can be seen, with yacht masts beyond. The river joins the River Rother and winds across Romney Marshes to the English Channel:

Ypres frontage: The main street:

We lost quite a bit of our architectural heritage in WW2 due to the infamous Baedeker Blitz, but much remains.

IX
Few achievements in the medieval period are so astounding which we could not crack. Did they have entirely a different set of knowledge which is lost?

Hans-Georg Lundahl
In glass windows, miniature paintings and versification - and some genres of music - I agree the results are astounding.

For glass paintings and miniature, there may be colour pigments we have lost the art of making.

Versification, we can learn again anytime, thanks to the results serving as examples.

Alberto Yagos
I suppose the question goes for “lost” secrets like Damascus steel which we now produce manyfolds better.

With some medieval technologies we are only surprised with the results they reached with the poor resources and knowledge they had.

And the usual explanation is exaggeration and exceptional raw materials (like in the case of Damascis steel or Roman concrete).

Hans-Georg Lundahl
“with the poor resources and knowledge they had.”

Oh?

Alberto Yagos
Yes, compared with now.

I know there was science, I know they made a lot of discoveries. But compared to what we have learned in the last 100 years is poor.

Hans-Georg Lundahl
I am not so sure what we have now isn’t rather marginal to the ordinary uses of things for human life.

Edit : have now and didn’t have then, that is.

X
Are there any films set during the migration period or early medieval period from the perspective of the Germanic tribes?

There are so many films about the Roman Empire but I've never really seen anything from the perspective of the Germans. Even Charlemagne, who is a well known historical figure, seems to be absent from any major film.

Hans-Georg Lundahl
How about Die Nibelungen?

Die Nibelungen (1966/1967 film) - Wikipedia

Wednesday, 16 November 2016

Propter dicentes meam esse propriam theoriam angelos mouere celestia corpora


Postilla de Genesi
http://www.corpusthomisticum.org/xgn01.html
Sive Aquinatis, sive ignoti auctoris, excerptum ex capite primo Geneseos.

Sequitur, dixit autem Deus, fiant luminaria in firmamento caeli.
Agitur de ornatu firmamenti, et quantum ad fieri, et quantum ad situm, et quantum ad motum, secundum quem est distinctio diei et noctis, et temporum, ibi, et dividant diem et noctem, et quantum ad effectum, ibi, ut luceant in firmamento.

Quantum igitur ad fieri et situm dicit, fiant luminaria in firmamento.
Hoc intelligatur de firmamento large, non de eo in quo sunt stellae fixae; quia in eo non sunt sol et luna. Sed accipitur firmamentum pro loco stellarum sive erraticarum sive fixarum. Ista autem luminaria quamvis nondum exprimantur propriis nominibus, exprimuntur tamen in suis effectibus. Unde sequitur, et dividant diem et cetera. Praesentia enim solis facit in hemisphaerio uno diem, et ejus absentia noctem. Item secundum ista non tantum est indicium diei et noctis, sed serenitatis et tempestatis, et ex interjectione diversarum nubium fiunt sol et luna diversi coloris, et ex diversis eorum coloribus deprehenditur serenitas vel tempestas, secundum illud quod dicitur, mane rubens caelum notat imbres: sero, serenum. Ratio vero est, quia quando sero rubet caelum, nubes sunt in oriente ad oppositum, ac ideo sol in mane invenit eas, et sibi propinquas dissolvit. Quando autem in mane sunt nubes longe a sole, et oppositae, non potest sol eas dissolvere, et ideo fit pluvia. Sunt etiam in tempora, nam secundum quod sol est in diversis signis, variantur tempora anni quatuor, atque in quolibet tempore stat sub tribus signis. Tempora autem sunt ver, aestas, autumnus, hyems. In vere stat sub ariete, tauro, geminis. In aestate sub cancro, leone, virgine. In autumno sub libra, scorpione, sagittario. In hyeme sub Capricorno, aquario, piscibus. Et sunt ista signa diversae portiones caeli, sub quibus suo motu pertransit sol in zodiaco; et denominantur sic a stellis, quae in illis portionibus sunt sitae secundum aliquam similitudinem ad illa ex quibus sumuntur ista nomina. Luna etiam sub istis signis diversificat tempora vel qualitates aeris. Sunt etiam in dies et annos. Nam suo motu diurno sol facit dies continue, et suo motu in orbe proprio et annuo facit annos, secundum quod movetur ab oriente in occidens in duodecim mensibus.

Postmodum describit ea, quantum ad effectum vel actum,
et intrinsecum, qui est ipsius luminaris in se, et extrinsecum, qui est in aliud.

Unde sequitur, ut luceant in firmamento caeli,
ut legatur intransitive, quasi dicat, quod est caelum:

et illuminent terram:
unde describitur et quantum ad actum interpolatum, qui est illuminare.

Et tunc subdit, fecit Deus duo luminaria.
Agitur de istis luminaribus distincte, postquam indistincte de illis actum est. Et primo agit de majoribus per se, secundo de minoribus per se, ibi, et stellas, et simul de utrisque ibi, ut luceant. Dicitur vero Deus fecisse duo luminaria magna, quia magna utique sunt ambo in se considerata: licet unum ad aliud relatum sit minus illo, ut luna quam sol: unde sequitur, et luminare minus, ut praeesset nocti. Sicut mons aliquis dicitur magnus absolute, et respectu majoris montis dicitur parvus. Luna ergo in se magna est, et aliter, cum decrescit, et aliter cum est integra, res disponit: cerebrumque augmentat pecorum, et animalium marinorum viscera, arborumque medullas et ossium, et sic est etiam virtute magna.

Luminare majus, ut praeesset diei.
Sol enim major est luna quantitate et virtute. Quod quantitate, patet ex eo, quia est a nobis remotior, et tamen apparet major: cum tamen a remotiori res videantur minores, sicut homo super campanile videtur, quantitate unius corniculae. In virtute etiam excedit, quia omnino illuminat et lunam et stellas, et vivificat omnia: unde dato quod stellae et luna etiam ex se luceant, tamen ex hoc apparet solaris lucis et virtutis suae excellentia, quia earum lumen sua praesentia absorbet.

Et stellas.
Agit de minoribus, quas posuit in firmamento, et ad illuminationis effectum; unde sequitur, et posuit eas in firmamento, ut lucerent super terram. Quod quidem dicit, non quia luceant super aquas, et in aere simpliciter, sed quia earum lux magis apparet in terra. Vel forte, quia radius non illuminat, nisi in aliquo solido impingat: atque ideo, quia terra magis solida est, ideo magis resultat lumen ab ea, vel circa eam, ut praeessent diei et nocti. Non respectu solis et lunae, sed respectu illuminationis,

propter quod sequitur:
et dividerent lucem ac tenebras,

non complete et integraliter,
sicut lux primo facta, vel sol: sed incomplete, quia incompletam illuminationem faciunt, quae sufficit ad necessitatem; nec est tanta, quod excludat animalium quietem. Lux enim magna est sensuum aperitiva, et sic cum somnus sit retractio et clausio sensuum, lux intensa quiescere non sinit: ideo est temperata de nocte, et commendatur ex hoc et aliis multis finibus.

Sequitur,
vidit Deus, quod esset bonum, et factum est mane et vespere dies quartus.

Si autem quaeritur,
utrum sol et luna et stellae differant specie ab ipsis orbibus et caelis: quamvis non possumus habere magnam super haec certitudinem, credo tamen, quod differant specie: et probatur ex Scriptura, quae dicit ea facta in quarta die, caelum autem in secunda. Non enim verisimile est, quod eadem specie fierent in diversis diebus. An vero inter se differant specie? Dicitur id facile sciri non posse: bene videmus tamen diversitatem effectuum, quia una stella infrigidat, alia inflammat; una humectat, alia desiccat. Ex qua diversitate possumus arguere diversitatem speciei, sed non certitudinaliter: nam videmus mirabiles diversitates in aquis, et tamen secundum philosophum, omnis aqua omni aquae est eadem specie. Videmus etiam mirabiles diversitates in vino: aliud est rubeum, aliud album, aliud dulce, aliud amarum etc.; et tamen omne vinum, omni vino idem specie dicitur, unde in omni vino consecratur: et omnis aqua eadem specie est omni aquae, unde in omni aqua baptizatur. Licet autem illud non sit demonstrabile, tamen est possibile. Si autem quaeritur, utrum sol et luna sint majora caeli luminaria? Respondetur, quod Augustinus movet hanc quaestionem libro 2 super Genesim ad litteram cap. 16, et refert opiniones quorumdam dicentium, aliquas stellas esse majores illis, licet propter earum majorem remotionem appareant minores. Et subdit dicant quicquid velint, nos credimus illa esse majora, quae magis commendat Scriptura; et certe hoc concedent nostris oculis, quod patet magis lucere ista duo super terram. Quaerit eodem libro cap. 15 Augustinus, utrum luna fuerit facta plena: et arguit, quod sic, secundum aliquos, quia non debuit esse imperfecta; et neutram partem asserit. Tamen Magister historiarum dicit, quod fuerit facta plena, quod probat per aliam translationem, quae dicit, luminare minus in inchoatione noctis: in principio autem noctis non apparet nisi plena, quia tunc est soli opposita diametraliter. Si tamen non fuit plena, non est inconveniens, quia ista imperfectio non esset in ea, sed in oppositione ad solem; in se enim fuit perfecta.

Quaerit etiam Augustinus de caelis,
an sint animati, libro 2 super Genesim cap. ultimo, et nihil determinat. Tamen Damascenus libro 2 inquit: nullus animatos caelos existimet: inanimati enim sunt et insensibiles.


Quod ad mentem et Sancti Thome et Episcopi Tempier non excludit eos esse motos ab angelis. Quamuis istud sepe subintelligitur a citantibus uerba hec "inanimati enim sunt et insensibiles." Vide enim hec sequentia:

Ad tertium sic proceditur.
http://www.corpusthomisticum.org/sth1065.html#31347
Videtur quod luminaria caeli sint animata. Superius enim corpus nobilioribus ornamentis ornari debet. Sed ea quae pertinent ad ornatum inferiorum corporum, sunt animata; scilicet pisces, aves et terrestria animalia. Ergo et luminaria, quae pertinent ad ornatum caeli.

2 Praeterea,
nobilioris corporis nobilior est forma. Sed sol et luna et alia luminaria sunt nobiliora quam corpora plantarum et animalium. Ergo habent nobiliorem formam. Nobilissima autem forma est anima, quae est principium vitae, quia, ut Augustinus dicit in libro de vera Relig., quaelibet substantia vivens naturae ordine praefertur substantiae non viventi. Ergo luminaria caeli sunt animata.

3 Praeterea,
causa nobilior est effectu. Sed sol et luna et alia luminaria sunt causa vitae, ut patet maxime in animalibus ex putrefactione generatis, quae virtute solis et stellarum vitam consequuntur. Ergo multo magis corpora caelestia vivunt et sunt animata.

4 Praeterea,
motus caeli et caelestium corporum sunt naturales, ut patet in I de caelo. Motus autem naturalis est a principio intrinseco. Cum igitur principium motus caelestium corporum sit aliqua substantia apprehensiva, quae movetur sicut desiderans a desiderato, ut dicitur in XII Metaphys.; videtur quod principium apprehendens sit principium intrinsecum corporibus caelestibus. Ergo sunt animata.

5 Praeterea,
primum mobile est caelum. In genere autem mobilium, primum est movens seipsum, ut probatur in VIII Physic., quia quod est per se, prius est eo quod est per aliud. Sola autem animata movent seipsa, ut in eodem libro ostenditur. Ergo corpora caelestia sunt animata.

Sed contra est
quod Damascenus dicit in libro II, nullus animatos caelos vel luminaria aestimet; inanimati enim sunt et insensibiles.

Respondeo dicendum quod
circa istam quaestionem apud philosophos fuit diversa opinio.

Anaxagoras enim, ut Augustinus refert Lib. XVIII de Civ. Dei,
factus est reus apud Athenienses, quia dixit solem esse lapidem ardentem, negans utique ipsum esse Deum, vel aliquid animatum.

Platonici vero posuerunt
corpora caelestia animata. Similiter etiam apud doctores fidei, fuit circa hoc diversa opinio.

Origenes enim posuit
corpora caelestia animata.

Hieronymus etiam idem sentire videtur,
exponens illud Eccle. I, lustrans universa, per circuitum pergit spiritus.

Basilius vero et Damascenus
asserunt corpora caelestia non esse animata.

Augustinus vero
sub dubio dereliquit, in neutram partem declinans, ut patet in II supra Gen. ad Litt.; et in Enchirid., ubi etiam dicit quod, si sunt animata caelestia corpora, pertinent ad societatem Angelorum eorum animae.

In hac autem opinionum diversitate,
ut veritas aliquatenus innotescat, considerandum est quod unio animae et corporis non est propter corpus, sed propter animam, non enim forma est propter materiam, sed e converso. Natura autem et virtus animae deprehenditur ex eius operatione, quae etiam quodammodo est finis eius. Invenitur autem corpus necessarium ad aliquam operationem animae, quae mediante corpore exercetur; sicut patet in operibus animae sensitivae et nutritivae. Unde necesse est tales animas unitas esse corporibus propter suas operationes. Est autem aliqua operatio animae, quae non exercetur corpore mediante, sed tamen ex corpore aliquod adminiculum tali operationi exhibetur; sicut per corpus exhibentur animae humanae phantasmata, quibus indiget ad intelligendum. Unde etiam talem animam necesse est corpori uniri propter suam operationem, licet contingat ipsam separari.

Manifestum est autem quod anima caelestis corporis non potest habere operationes nutritivae animae,
quae sunt nutrire, augere et generare, huiusmodi enim operationes non competunt corpori incorruptibili per naturam.

[Nota hic quod precessus scientie astronomice, necnon Tychonis Brahe observationes et posteriores hoc reliquit adminus dubium]

Similiter etiam nec operationes animae sensitivae corpori caelesti conveniunt,
quia omnes sensus fundantur super tactum, qui est apprehensivus qualitatum elementarium. Omnia etiam organa potentiarum sensitivarum requirunt determinatam proportionem secundum commixtionem aliquam elementorum, a quorum natura corpora caelestia ponuntur remota.

[Etiam hic.]

Relinquitur ergo quod de operationibus animae nulla potest competere animae caelesti nisi duae, intelligere et movere,
nam appetere consequitur sensum et intellectum, et cum utroque ordinatur. Intellectualis autem operatio, cum non exerceatur per corpus, non indiget corpore nisi inquantum ei per sensus ministrantur phantasmata. Operationes autem sensitivae animae corporibus caelestibus non conveniunt, ut dictum est. Sic igitur propter operationem intellectualem, anima caelesti corpori non uniretur.

Relinquitur ergo quod propter solam motionem.
Ad hoc autem quod moveat, non oportet quod uniatur ei ut forma; sed per contactum virtutis, sicut motor unitur mobili. Unde Aristoteles, libro VIII Physic., postquam ostendit quod primum movens seipsum componitur ex duabus partibus, quarum una est movens et alia mota; assignans quomodo hae duae partes uniantur, dicit quod per contactum vel duorum ad invicem, si utrumque sit corpus, vel unius ad alterum et non e converso, si unum sit corpus et aliud non corpus. Platonici etiam animas corporibus uniri non ponebant nisi per contactum virtutis, sicut motor mobili. Et sic per hoc quod Plato ponit corpora caelestia animata, nihil aliud datur intelligi, quam quod substantiae spirituales uniuntur corporibus caelestibus ut motores mobilibus. Quod autem corpora caelestia moveantur ab aliqua substantia apprehendente, et non solum a natura, sicut gravia et levia, patet ex hoc, quod natura non movet nisi ad unum, quo habito quiescit, quod in motu corporum caelestium non apparet. Unde relinquitur quod moventur ab aliqua substantia apprehendente Augustinus etiam dicit, III de Trin., corpora omnia administrari a Deo per spiritum vitae. Sic igitur patet quod corpora caelestia non sunt animata eo modo quo plantae et animalia, sed aequivoce. Unde inter ponentes ea esse animata, et ponentes ea inanimata, parva vel nulla differentia invenitur in re, sed in voce tantum.

Ad primum ergo dicendum
quod ad ornatum pertinent aliqua secundum proprium motum. Et quantum ad hoc, luminaria caeli conveniunt cum aliis quae ad ornatum pertinent, quia moventur a substantia vivente.

Ad secundum dicendum
quod nihil prohibet aliquid esse nobilius simpliciter, quod tamen non est nobilius quantum ad aliquid. Forma ergo caelestis corporis, etsi non sit simpliciter nobilior anima animalis, est tamen nobilior quantum ad rationem formae, perficit enim totaliter suam materiam, ut non sit in potentia ad aliam formam; quod anima non facit. Quantum etiam ad motum, moventur corpora caelestia a nobilioribus motoribus.

Ad tertium dicendum
quod corpus caeleste, cum sit movens motum, habet rationem instrumenti, quod agit in virtute principalis agentis. Et ideo ex virtute sui motoris, qui est substantia vivens, potest causare vitam.

Ad quartum dicendum
quod motus corporis caelestis est naturalis, non propter principium activum, sed propter principium passivum, quia scilicet habet in sua natura aptitudinem ut tali motu ab intellectu moveatur.

Ad quintum dicendum
quod caelum dicitur movere seipsum, inquantum componitur ex motore et mobili, non sicut ex forma et materia, sed secundum contactum virtutis, ut dictum est. Et hoc etiam modo potest dici quod eius motor est principium intrinsecum, ut sic etiam motus caeli possit dici naturalis ex parte principii activi; sicut motus voluntarius dicitur esse naturalis animali inquantum est animal, ut dicitur in VIII Physic.


Et hec ex condemnationibus Episcopi Tempier:

VII : 25 (212). Quod intelligentia sola uoluntate mouet celum.


Cum nota mea:

[VII:]25 (212) - Deus enim est qui sola uoluntate mouet totum celum.


Et:

XII:1 (92). Quod corpora celestia mouentur a principio intrinseco*, quod est anima ; et quod mouentur per animam et per uirtutem appetitiuam, sicut animal. Sicut enim animal appetens mouetur, ita et celum.**

...

XII:3 (102). Quod anima celi est intelligentia, et orbes celestes non sunt instrumenta intelligentiarum set organa, sicut auris et oculus sunt organa uirtutis sensitiue.

...

XII:6 (213). Quod natura que est principium motus in corporibus celestibus est intelligentia mouens. -Error, si intelligatur de natura intrinseca*, que est actus uel forma.


Cum notis meis:

Ad XII:1 et XII:6 *Hec fuit prima positio aquinatis, set emendauit credendo, sicut restat licitum intelligentia mouens esse principium extrinsecum habens orbes ut instrumenta, non ut organa.

Ad solum XII:1 **Appetens enim deum qui tunc esset primus mouens solum inquantum summum bonum desideratum et non actiue, quod falsum est.


Non condemnauit angelos mouere corpora celestia ut principium extrinsecum, uel coniunctum ut mouens ad motum, non condemnauit celum totum moueri a Deo ut ab eum uoluntate mouenti.

Patet autem propter simultaneitatem cum Thoma Aquinate, propterque similitudinem idearum cum aliqua condemnata, non esse per obliuionem quod Stephanus Tempier eas theses non condempnauit, set quia eas non iudicauit condempnabiles.

Hans Georg (Ioannes Georgius) Lundahl
Bibliotheca Vniuersitaria
Nemetoduri
in die Sancte Gertrudis Virginis
16.XI.2016