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Wednesday, 9 April 2025

Deux visions du monde (et deux modèles d'institutions)


Raisons pour la théorie de l'évolution ... · Encore quelques choses pour les raisons du darwinisme et mes raisons contre · Deux visions du monde (et deux modèles d'institutions) · L'argument favori de Gutsick Gibbon, contre le Créationnisme Jeune Terre

Il y a des trucs que les gens ne disent pas quand on leur demande leur raison favorie pour l'évolution. Au moins, ils ne l'ont pas dit dans ma mini-enquête.

Et il y a deux formes de raisons sous-jacentes, pas toujours énoncées. Il y a le DiaMat contre le Thomisme ou la Scholastique. Et il y a les ressources pour les recherches contre la Tradition Apostolique, voir le Débat bien organisé.

Par contre, allons à ma nostalgie de comprendre la trigonometrie de 0,76 secondes d'arc à 4 années lumières.



In the image above, it can be seen that: tan (p) = 1 AU / d. In this case, the opposite side from (p) is 1 AU and the adjacent side from (p) is the d — the distance to the nearby star. This can then be used to calculate the distance: d = 1 AU / tan (p).

AAA: Calculating the Distance to Nearby Stars: The Stellar Parallax
Simone Lilavois | July 1, 2023
https://aaa.org/2023/07/01/calculating-the-distance-to-nearby-stars-the-stellar-parallax/


Alors, tangent, pas sinus, et Unité Astronomique, 8 secondes-lumière, pas son double, les 16 secondes-lumière.

L'angle est toujours 0.0002111111111111°, et on utilise le tangent.

0.000003684584

8 / 0.000003684584 = 2 171 208.472 923 944 738 4019 secondes-lumière
/ 60
= 36 186.807 882 065 745 640 0317 minutes-lumière
/ 60
= 603.113 464 701 095 760 667 195 heures-lumière
/ 24
= 25.129 727 695 878 990 027 799 792 journées-lumière

Non, 25 journées-lumière ne sont toujours pas 4 années-lumière.


Attendons, je pensais que la lumière prenait 8 secondes entre Soleil et Terre, ce sont 8 minutes!

8 / 0.000003684584 = 2 171 208.472 923 944 738 401 9 minutes-lumière
/ 60
= 36 186.807 882 065 745 640 031 7 heures-lumière
/ 24
= 1507.783 661 752 739 401 667 9875 journées-lumière
/ 365
= 4.130 914 141 788 327 127 8575 années-lumière


Ça y est. Et ceci est valable si la Terre bouge une distance totale et diamétrale, pas circomférique, entre janvier et juillet, de 16 minutes-lumière. Les 0,76 secondes d'un arc sont alors les diverses angles envers un endroit en soi fixe et identifiable. Si par contre la Terre est fixe, et l'Étoile α du Centaure bouge, tout ce que nous savons est qu'elle bouge de 0,76 secondes d'un arc, ce qui nous dit strictement rien sur sa distance. Et comment l'étoile pourrait-elle bouger de manière circulaire ? Ben, par l'ange qui la fait bouger.

Ce qui nous amène à Dia-Mat (dialektischer Materialismus, Dialectic Materialism) vs Thomisme.

Pour le DiaMat, les anges n'existent pas. Dieu n'existe pas. L'homme n'a pas une âme spirituelle, juste des processus dans le cerveau, biologiques, chimiques, et physiques, pas moins électroniques, ça serait non pas un accompagnement de la pensée mais l'essence même de la pensée, comme les pixels sont l'essence d'une image sur l'écran. Ou l'encre l'essence des lettres ou des dessins sur un papier. Donc, des mouvements volontaires n'existent pas à l'échelle planétaire, stellaire ou interstellaire. Puisqu'il n'y a pas de cerveaux à ces échelles-là.

La seule cause qui doit tout expliquer est la physique, les masses et leurs états initiaux, avec l'intertie et la gravitation. Notons, le DiaMat ne dit pas simplement que les masses, les interties, les gravitations existent, il dit qu'elles sont tout ce qui existe (à une distance où la chimie est sans pertinence et une échelle que la biologie ne touche pas).

Là, pas de problème, très clair que l'astronomie doit ses mouvements à des facteurs qui permettent des orbites héliocentriques newtoniens, ou einsteiniens, mais pas du géocentrisme, pas d'orbites planétaires tychoniens à rétrogrades, pas de fleurettes de dance des étoiles non plus. Lα du Centaure est 4 années-lumière de nous, Sirius à 8 années-lumière, Véga à 25 années-lumière, quand Herschel catalogue les étoiles la séquence principale sont des étoiles la taille du Soleil, et dès lors, une étoile dont la parallaxe est trop petite pour la trigonométrie fiable peut être assignée sa distance par la magnitude apparente. Bételgeuse qui a une taille bien supérieure est bien entendu d'un autre type spectrale, pas de confusion. Une fois qu'on sait que Bételgeuse a une distance de 643 années-lumière, on peut refaire l'opération pour les grandes étoiles et les vastes distances. Finalement les pulsars donnent encore une étape de mensuration relative, qu'on applique à ces distances et les étoiles les plus distantes (encore visibles) sont donc à 13 milliards d'années-lumière.

L'univers médiéval apparaît dès lors ridiculement et disproportionnément minuscule. Nous-même serions très disproportionnément minuscules, par rapport à ce que nous observons et analysons.

Autre conséquence, puisque les choses matérielles sont les seules, les composantes de la matière et les quanta de l'énergie sont les seules réalités de base. À moins d'avoir un univers éternel, une terre éternelle, ce qu'on n'a pas, tout ce qui existe de biologique, de rationnel, doit être apparu depuis le début. D'où la théorie de l'évolution.

Pour le Thomisme, les anges existent. Dieu existe. Et les synapses dans notre cerveau accompagnent la pensée, ne la sont pas, ne la constituent pas. À côté des mouvements naturels, qui sont dus à des facteurs suivants les lois de la physique, encore chimie, biologie, il y a des mouvements imposés par quelque volonté. Mes doigts bougent, l'α du Centaure bouge, le Ciel entier bouge autour de la Terre chaque jour, en cause ma volonté humaine, une volonté d'un ange, la volonté de Dieu. L'esprit est primordial par rapport à la matière, car Dieu étant pur esprit a créé toute objet matériel.

Donc, si la physique, les masses, les interties et gravitations existent, elles ne sont à nulle échelle, y compris astronomique, la seule cause pensable ou potentielle. On ne peut pas prouver l'héliocentrisme de cette manière-là. Et en fait, si le géocentrisme ne peut pas être refuté par des raisons à part les limitations de causalité (nécessaire pour le DiaMat, très arbitraire pour le Thomisme), le géocentrisme prévaut, car étant ce qu'on voit directement, l'observation visuelle n'a pas besoin d'être réinterprétée par l'idée interprétative qu'on bouge et que les mouvements observés seraient souvent l'inverse des mouvements réels, ceux-ci de l'observateur.

L'univers médiéval paraît assez justifié, et "l'univers contemporain" une vision enflée par un héliocentrisme qui ne répond qu'à l'athéisme.

Puisque les quanta d'énergies ne sont pas la réalité de base et les particules de matière non plus, ils peuvent très bien avoir été créés par Dieu, Lui-Même la base de toute réalité. En plus, ceci s'accorde avec la Bible. La vie et les esprits matériels ou autrement limités sont donc dus à la création. Ceci aussi selon la Sainte Bible.


À ces deux visions du monde correspondent deux méthodologies de recherche et deux formes d'institution.

La recherche "scientifique". Attention, sous ce libellé, il y a aussi de la vraie et bonne recherche que le Thomiste valorise. Enfin, ce sont les Thomistes et autres Scholastiques qui ont inventé la recherche scientifique, par exemples en expériences arrangées de l'optique.

Mais, pour l'adhérent du DiaMat, la plupart des vérités importantes sont des découvertes assez récentes, et ce qu'on pensait avant était une leurre. Les textes religieux des grandes religions sont écrits pendant qu'on croyait encore cette leurre, avant les découvertes.

En principe, la compréhension du réel pourrait encore changer du jour au lendemain, puisque Einstein vient de corriger Newton. Mais aussi parce que les mécanismes de pas mal de choses importantes sont pas "encore" découverts. Celui du Big Bang, de l'abiogenèse, ou de l'émergence de la vie, de l'émergence de la vie pluricellulaire (classique !), les grandes changements de fonctionnalité entre des ancêtres et les postérités (dinosaures et oiseaux, par exemple, supposément), de l'émergence de la parole humaine.

Ceci donné, la recherche du réel prend les allures d'une recherche du secret, de l'occulté, comme les efforts d'un cryptologue de décrrypter Enigma dans la Seconde Guerre Mondiale. L'effort est collectif, diverses parties de l'équipe essaient diverses approches en même temps, et parfois la discipline est renforcée parce qu'il y a tellement d'urgence, pour Enigma il y avait des troupes à sauver, et pour d'autres trucs, bon, il y a des gens qui prétendent un changement en vue du climat ou la colonisation de l'espace comme les seules manières de sauver l'humanité ... qu'on veut bien entendu sauver, parce qu'on ne peut pas se sauver un-même.

La recherche scholastique. Pour l'adhérent du Thomisme, les vérités les plus importantes sont visibles "depuis le début de la création" (voir St. Paul aux Romains, chapitre 1, versets 18—20). Sauf celles qui sont encore plus importantes, dans la Bible, révélés en jusqu'à il y a deux mille ans. Ce qu'on peut ajouter, c'est du détail.

C'est du détail, pas inessentiel, mais pas si urgent que la vue d'ensemble non plus. La vérité est déjà là. Chacun est, individuellement, libre à l'explorer.

Il y a un magistère comme juge, mais ce n'est pas une entrave. J'apprécie au contraire les clarifications du dimanche Laetare en 1277 par l'évêque parisien Étienne II Tempier (Paris devient archevêché en 1622, 345 ans plus tard). Et pour la partie philosophique, il n'y a pas de mauvaise logique dedans, sauf dans la vue de ceux qui imaginent la logique comme simplement formé par le "projet scientifique" (voir en haut) dont ce ne serait qu'un outil. Et franchement, ceux-là ne sont pas les mieux doués pour juger la logique. Je me souviens d'un copain de classe, formé dans l'école laïcard de la France avant d'aller en Suède pour fin lycée, et le test de logique en philo, il avait une faute, moi aucune, et il était choqué que moi, connu comme dévot, était mieux en logique que lui ...

Puisqu'on n'est pas lié à une discipline en vue d'un résultat urgent, ou censé tel, on a la liberté de chercher sur le détail ou sur les grandes lignes, selon les goût (et pour certains, les devoirs ecclésiaux ou pastoraux).


Alors, faites-moi plaisir, ne me prenez pas pour un adepte imparfait ou peu mûr du concept du "projet scientifique" de l'école DiaMat, s v p. Je suis dans la scholastique. Ne me prenez pas non plus pour Spinoziste, c'est une forme de précurseur du DiaMat.

Hans Georg Lundahl
Paris
Ste Marie Cléophas
9.IV.2025

In Judaea sanctae Mariae Cleophae, quam beatus Joannes Evangelista sororem sanctissimae Dei Genitricis Mariae nuncupat, et cum hac simul juxta crucem Jesu stetisse narrat.

Thursday, 25 February 2021

Le Déisme condamné avant le mot


Négativité salutaire · Le Déisme condamné avant le mot · J'ai noté en latin certaines de ces condemnations d'entre autre chose déisme · "si je parlais toutes les langues des anges ..."

Continuons EN LENGUA ROMANCE EN ANTIMODERNISM Y DE MIS CAMINACIONES : Collectio errorum in Anglia et Parisius Condempnatorum
qui sic per capitula distinguuntur, Capitulum VI
http://enfrancaissurantimodernism.blogspot.com/2012/01/collectio-errorum-in-anglia-et-parisius.html


Je prends les thèses de ce chapitre entre 11 et 25. Ma traduction est approximative, je fais des accomodations aux lecteurs qui n'ont pas de fondement dans la scholastique (la plupart), et j'ajoute des rappels que les thèses sont condamnées, et en ce faisant, j'explique comment la thèse opposée et non-condamné a pu se comprendre. Et devrait se comprendre, car les condemnations des 219 thèses n'ont pas été levées, contrairement aux soupçons que St. Thomas tomberait sous les condemnations. La méfiance personnelle de Tempier vis-à-vis St. Thomas a pris fin de la part du diocèse en 1325, il me semble, mais ces 219 décisions doctrinales, non. Beaucoup des choses ici condamnées seront reprises par le déisme. D'où le titre. Je ne garantis pas que ça ne va pas continuer dans la suite.

11 (36). Que, dans cette vie mortelle nous pouvons comprendre Dieu par Son Essence.

Pour la vie mortelle nous les Latins et les Grecs sont d'accord là-dessus. Par contre, pour nous, comprendre Dieu dans Son Essence est la vision béatifique, et donc accessible pour les bienheureux après la mort. Pour Palamas et les Grecs, même après la mort, ou encore la résurrection, on ne voit que les énergies incréées de Dieu, et celles-ci, on peut les voir par une grâce accordé par hésychasme déjà dans cette vie.

Bon, ceci d'énergies incréées, ça peut sembler un peu suspect de l'hérésie priscillianiste ... selon les condemnations du Premier Concile de Tolède.

Rien compris? Pas grave, c'était un à côté pour les érudits en théologie. Par contre, ce qui est directement visé, c'est, avant de mourir, on peut connaître Qui Dieu est, mais pas comprendre Quoi Il est.

Donc, nos définitions de Dieu ne sont pas comme des définitions que nous comprenons, par exemple du mouvement du sable compris par la géométrie des grains de sable et leur poids.

12 (38). Que Dieu ne pouvait pas avoir fait la matière primaire, sauf à travers un corps céleste.

Là, "matière primaire" fait partie de la cosmologie des scholastiques. C'est une matière totalement ambigue et indéterminé quant à ses qualités. Elle veut avoir une "forme", c'est à dire une détermination et univocité quant à ses qualités, mais ne peut pas se donner cette forme elle-même. Enfin, c'est autant proche que l'existence s'approche au rien.

Pour St. Thomas, ce n'est pas une chose qui existe, mais une puissance qui va avec ce qui existe. Dieu ne l'aurait pas créé, mais concréé. Peut-être que l'évêque aurait mal compris le terme, une nouveauté à l'époque en provenance d'Aristote, ou peut-être il vise une autre thèse, que la matière primaire serait créé avec l'aide des corps célestes.

Des matières primaires, dans notre sens du mot, étaient selon la pensée scientifique médiévale des modification des quatre élements, pas juste par leur mélange, mais aussi par l'influence des corps célestes. Vénus sur de la terre donne cuivre. Mars sur de la terre donne du fer. Vénus sur du fer donne de la magnétite naturelle. Quelques-uns pensaient que les matières primaires dans ce sens, et probablement d'autres que la matière primaire déjà décrite avaient besoin très stricte de leur propre cause secondaire, le corps céleste, pour arriver à exister.

Non, Dieu peut mettre en existence des choses sans leurs causes propres, sans les agents propres. Comme déjà évoqué pour l'homme que Dieu peut faire et à trois occasion a fait sans deux parents.

13 (39). Que d'une volonté ancienne rien de nouveau peut procéder sans qu'il y ait avant une transmutation.

La chose visée, c'est l'idée que:
  • d'un côté, Dieu ne change jamais Sa Volonté, Il est inchangeable;
  • de l'autre, Il fait des choses un moment donné et non avant.


L'idéologue rationnaliste a donc prétendu que Dieu étant inchangeable ne décide absolument rien mais que l'univers existe par Lui coéternel avec Lui, et les choses dedans existent par l'enchaînement nécessaire des causes, et donc que chaque chose dedans existe en fin de compte avec une nécessité égal avec l'existence de Dieu.

Or, Étienne II Tempier, évêque de Paris, a condamné ceci. Et toc!

14 (42). Que la première cause n'a pas la science des choses futures contingentes.

Première raison, parce que les futurs contingents ne sont pas d'êtres. Deuxième, parce que les futurs contingents sont particuliers; mais puisque Dieu comprend avec le pouvoir intellectif qui ne peut pas comprendre les particuliers. D'où, s'il n'y avait pas de sens, alors l'intellect ne distinguât entre Socrate et Platon, même s'il distinguât entre homme et âne. Troisième, l'ordre de la cause au causé: la préscience divine est cause nécessaire des chose présûs. Quatrième, l'ordre entre la science et le sû: quoique la science ne soit pas la cause du sû, du fait qu'il est sû, il est déterminé à l'une ou l'autre alternative, et ceci beaucoup plus avec la science divine qu'avec la nôtre.

Tout ceci est donc condamné par l'évêque, et je vais essayer de répondre aux raisons, comme l'aurait fait St. Thomas (selon ce que je connaîs de sa théologie et philosophie).

Oui, Dieu a science des choses futures contingentes. Étant audessus du temps, Il les connaît dans ce qui est pour nous le futur, et dedans elles sont déjà présentes, donc des êtres. Et Dieu connaît les choses particuliers sans avoir des sens. Et en Lui, cette science n'étant préscience, elle ne détermine pas les choses de manière qu'elles cessent d'être contingentes. Et si telle chose est telle, le fait que nous le sachions ne change pas qu'elle aurait pu être autrement, et en Dieu non plus.

15 (43). Que le premier principe (=la première cause, encore un mot pour Dieu) ne peut être la cause des faits divers ici-bas, sauf si d'autres causes interviennent, puisque nul transmuteur transmute de manière diverse à moins d'être transmuté.

Que vise le rationnaliste condamné?

L'eau mouille. Pour que l'eau chauffe plutôt, l'eau doit être chauffée, et pour que l'eau glâce, elle doit être glâcée. Donc, si Dieu Lui-Même ne change jamais, ça veut dire qu'Il ne peut pas faire des effets changeantes dans la créature non plus.

En dernière ligne, probablement l'athéisme deviendrait envisageable avec cet argument, car si Dieu n'agit jamais seul, mais toujours accompagné, et si la cause accompagnante est toujours la cause qui donne une explication spécifique, alors cette première cause pourrait être considérée comme superflue. Argument que St. Thomas doit affronter en Première partie de la Somme, question II, article 3, l'objection 2. Mais ici, l'idée n'est poussée qu'à la nécessité d'autres causes que Dieu Lui-même pour les choses que nous observons.

Non, ceci n'est pas la cas, notre évêque a condamné ça. Dieu transmute les choses, non pas en fonction d'être transmuté mais en fonction de ce qu'Il veut que les choses soient transmutées. Il s'en sert assez souvent des choses en fonction de leurs diversités ou transmutations, mais Il peut s'en passer aussi.

16 (44). Que d'un seul premier agent, il ne peut pas y avoir une multiplicité d'effets.

Comme le manque de variation chez Dieu devrait prouver qu'Il ne pourrait pas causer des effets variés, ainsi Son manque de multiplicité vis-à-vis l'univers créé prouverait que celui-ci ne pourrait être qu'une chose unique. Ceci devient éléatique ... et condamné par le bon évêque. Oui, Un seul Dieu peut créer et gerer dans Sa Providence une multitude de choses créées différentes.

17 (45). Que le premier principe n'est pas proprement dit cause des choses éternelles, à moins que ce soit métaphoriquement, puisqu'il les conservent, c'est à dire que, s'il n'était pas, elles ne seraient pas non plus.

Là, on sent une certaine tension avec ce que je vois chez St. Thomas, au moins selon le résumé de Chesterton : Dieu serait le créateur même si l'univers créé était éternel. Mais justement, la thèse condamné l'exclut d'être à proprement dire cause si l'effet était éternel.

Par contre, on peut très bien sentir que l'évêque vise toute création de l'éternité passé. Il veut qu'on accepte que les éternels créés sont éternels in aeternum, mais non pas ab aeterno, ont un début mais non une fin. Tout éternel créé. Et si St. Thomas ne le considère pas que ce va de soi en philosophie, il admet qu'on le peut savoir au moins par la théologie révélée.

18 (46). Que, comme de la matière rien ne peut se faire sans un agent, de même un agent ne peut pas faire quoi que ce soit sans matière ; et que Dieu n'est pas cause efficiente, sauf vis-à-vis ce qui a l'être en puissance de la matière.

19 (47). Que les êtres "declinent de l'ordre de la cause primaire" - dépendent de la cause primaire - en tant qu'elle est considéré en elle-même, quoique non dans leur ordre aux autres causes qui agissent dans l'univers. -Erreur parce que l'ordre des êtres à la cause primaire est plus essentiel et moins détachable que celui aux causes inférieures.

Ici, Tempier explique lui-même pourquoi c'est une erreur, le seul doute est si on traduit "in se considerata," comme "en tant qu'elle est considéré en elle-même" (la cause primaire, féminin singulier) ou comme "en tant qu'ils sont considérés en eux-mêmes" (les êtres, neutre pluriel). Dans les deux cas, Tempier vise l'idée que dans la pratique, les choses dépendent davantage des causes secondaires, des causes créées, que de la cause primaire et incréée qu'est Dieu, c'est ce qu'il condamne.

20 (48). Que Dieu ne peut pas être cause d'un nouveau fait, ni ne peut-Il produire quoi que ce soit que n'existât pas déjà.

On avait eu la raison, parce que Dieu est immuable et une volonté immuable ne pourrait pas produire la mutation des choses voulues, condamné par Tempier, ici la conséquence, Dieu ne peut pas causer (sauf à la limite les choses éternelles dans un univers éternel, si une dépendance éternelle qualifie comme causalité), Il ne peut pas causer un fait nouveau, et ceci aussi est condamné par Tempier.

Bien entendu, l'erreur nierait à la fois la création de Genèse 1 et les miracles historiques* dans la suite de la Bible.

21 (49). Que Dieu ne pourrait déplacer le ciel en motion rectiligne. Et la raison, parce qu'alors il laisserait un vacuum.

Le ciel, c'est donc tout l'univers au-dessus de la terre, pas que jusqu'aux astres, mais au-delà.

Le raisonnement est à peu près ceci : si Dieu déplace tout, alors il ne déplace rien, parce que la motion n'est motion par rapport à un quelconque objet. Ou alors, il le déplace par rapport à un espace vide, un vacuum, laissé en arrière. Et ceci Il ne pourrait non plus, parce que le vacuum n'existe pas.

C'est quelque part cette condemnation qui est à l'origine de l'idée Newtonienne de l'espace, comme un système de coordonnées sans rapport nécessaire à des corps.

Est-ce que Tempier dit donc que ce système de coordonnées en puissance vides existe? Ou est-ce qu'il dit juste que Dieu pourrait le créer q'il voulait (donc, ce système de coordonnées vides est un possible, comme l'est le monde de Narnia)? Il me semble que Tempier n'ait pas réfléchie sur la question outre mesure, il s'est contenté de condamner (bien entendu à raison) une limite imposée à la puissance de Dieu.

22 (50). Que Dieu ne peut pas déplacer de manière irrégulière, c'est à dire d'une autre maniière qu'Il déplace quelque chose, puisque, en Lui, il n'y a pas diversité de volonté.

Directement contre les miracles, par exemple les deux miracles du soleil (avec Josué, livre de Josué 10:12,13, et aux temps d'Isaïe et d'Ézéchias, IV livre des Rois 20:9-11).

Et bien entendu, Tempier défend les miracles, et la raison est donné par St. Thomas qu'une volonté immuable peut vouloir une chose changée dans son déroulement.

Bien entendu, celui qui déplace le Soleil et le reste du Ciel jusqu'aux astres en déplacement circulaire autour de la Terre chaque jour, c'est Dieu.

23 (51). Que Dieu est éternel en agissant et en déplaçant des choses, comme dans le fait d'être; sinon Il serait déterminé par autre choses, qui serait plus primaire que Lui / antérieur à Lui.

Condamné, il suffit que Dieu soit éternel dans le fait d'être, d'exister, et ainsi Il a pu débuter une action de création et de déplacement circulaire du Ciel (parfois irrégulière, voir Josué et IV Rois).

24 (52). Que ce qui est déterminé par soi-même, comme Dieu, soit agit toujours, soit n'agit jamais; et que beaucoup de choses sont éternelles.

Condamné.

25 (53). Que c'est nécessaire que Dieu fasse quoique ce soit qui est fait immédiatement par Lui. -Erreur qu'il s'agisse de la nécessité de coaction, qui ôte la liberté, ou qu'il s'agisse de la nécessité d'immuabilité qui pose l'impossibilité de faire autrement.

Il n'a donc pas condamné qu'il soit nécessaire par la nécessité logique (si Dieu fait A, il est impossible qu'en même temps il ne fasse pas A) ou qu'il soit nécessaire par la nécessité morale, par rapport à Sa sainteté infinie. Mais ces nécessités-ci n'ôtent pas la liberté, ni la possibilité de varier l'effet.

Hans Georg Lundahl
Paris
Sainte Walpurge
25.II.2021

In monasterio Heidenhemii, dioecesis Eystettensis, in Germania, sanctae Walburgae Virginis, quae fuit filia sancti Richardi, Anglorum Regis, et soror sancti Willebaldi, Eystettensis Episcopi.

PS, je viens de mettre les citations de Tempier, traduites en français, en cursive./HGL

* Si je ne dis pas directement historiques les jours de la création, c'est par manque d'observateurs humains. En tant que cinq jours et quelques heures du sixième sont la préhistoire avant les observateurs humains. Cette préhistoire est par contre "historique" dans un autre sens, c'est quelque chose qui s'est passé dans le passé à un moment donné. Dans The Catholic Idea of a University, John Henry Cardinal Newman distingue dans un des essais six sens du mot histoire, et donc aussi du mot adjectif associé, historique. Dans un sens, l'Antéchrist futur (ou qui l'était dans son temps) est aussi historique que Néron, nous avons une connaissance sure des deux (quoique celle de l'Antéchrist est limité à des détails), dans un autre non, parce que le règne de Néron est dans le passé et connu par observateurs humains.

Friday, 11 October 2019

Hier et ce matin


Hier et ce matin · Hier matin · Avant-hier

Hier, au cyber, j'ai repris un brouillon d'il y a quelque temps et je l'ai publié.

Or, il a été publié "le 27 juillet 2019", tandis qu'il était le 10 octobre.

Je ne sais pas si ça tient au fait que le brouillon était du 27 juillet et que j'ai assez peu ajouté (au début de mon compte blogger, on pouvait faire des brouillons un jour et les remplir de la suite dans l'ordre qu'on souhaitait, ils allaient tous apparaître ce jour là, dans l'ordre des brouillons établis); ou, si par contre ça tient à une manipulation au cyber. Deux autres cybers m'avaient refusé ce même soir, j'étais au troisième. Là, qu'on se soit arrangé pour une "petite blague" n'est pas à exclure.

Ensuite, ce matin, même quartier.

Le gardien d'immeuble qui me réveille affirme en des mots, que j'ai quelque mal à entendre juste au matin, que ça lui commence à gaver - et pourtant je ne suis pas dans l'entrée, et je ne suis vraiment pas là chaque matin non plus. En occurrence, j'étais devant un coiffeur, ou coiffeuse et à 7:30 elle ne va pas déjà prendre ses clients. L'endroit est idéal pour se rendre au Petit Café de l'Église St. Ambroise.

Là, je me trouve devant un séminariste, un volontaire d'accueil, je lui propose d'aller à Topeka, parce que Pape Michel a son séminaire là-bas et que c'est mieux d'aller dans un séminaire catholique que dans un séminaire des modernistes, de la secte de Vatican II.

On entre dans un débat sur le créationnisme. Désolé pour zapper un ou deux intermédiaires, j'ai souvent une bonne mémoire pour les tours d'une conversation, mais ce matin, je n'étais pas vraiment de matin.

J'évoque que:

  • avant les années 90, Jésus était né (martyrologe du 25 décembre, lu dans la messe de minuit) l'an 5199 après la création du ciel et de la terre;
  • ceux qui acceptent évolution comme un fait scientifique mais quand même admettent aussi le donné de la foi qu'Adam était une création à part ont des difficultés à faire carrer l'une des données avec l'autre, j'évoquais la théorie que, si Adam était ancêtre de tous les hommes qui vivent, alors il ne l'était pas en tant que seul homme de sa génération, d'autres auraient évolué en hominidés - je voulais dire hominiens - et que ceux-ci n'avaient pas d'âme humaine avant de se marier avec des descendants d'Adam, et je qualifiais cette théorie comme les balivernes qu'elle était, et comme un bon exemple des impasses qu'on se fait en voulant conjuguer foi catholique et théorie d'évolution;
  • ou plutôt, si j'évoque les deux, c'est en ordre inverse.


Un accueilli (ou il me semble) à côté de moi parle de "fondamentaliste" et "s'en sortent pas de ce truc" et truc et machin, quelque injure coco contre nous créationniste que j'ai eu mal à entendre, et le séminariste me propose donc une question. Probablement immédiatement après mon appel au Martyrologe romain traditionnel.

séminariste
Mais vous ne croyez pas que la terre ait été créée en sept jours?

moi
Les six jours de création, c'était après le début, la création du ciel et de la terre.

séminariste
Mais les jours de la Genèse 1, vous ne croyez pas que le texte est scientifique?

moi
Genèse 1 et Genèse 2 à 11 sont historiques, donc je crois que les six jours sont un fait historique.

séminariste
Mais la science dit que la terre a six milliards d'années, il y a du vrai dans la science.

moi
L'âge en question, c'était 4,5 milliards d'années, et je crois la science quand elle dit qu'un molécule d'eau est un atome d'oxygène, deux atomes hydrogène, mais les 4,5 milliards d'années, c'est du pipeau.


En d'autres mots, on me rend difficile de m'exprimer sur mes blogs, là où je peux réfléchir 5 minutes sur une phrase s'il le fait ou là où je peux me permettre de chercher un mot ou un fait, mais on me demande de m'exprimer avec des gens qu'on a choisis pour le fait de ne pas m'avoir lu dans les blogs, qui ne savent pas ma position en avance, et ceci dans l'espace de 25 ou 20 minutes (si on compte que je suis venu au Petit Café entre 7:35 et 7:40, et qu'il ferme à 8:00), quand je ne suis ni très bien reposé, ni suffisamment caféiné pour être au top quand même.

Pour poursuivre le point de vue qu'il y a une différence entre science et histoire, St. Thomas dit:

"de longinquo, de preterito, de abscondito non necessario, non est scientia"

Les étoiles fixes sont trop loins de nos instruments, on les voit sous un angle, les os de Lucy entre couches de lave datées à environ un million ou deux millions d'années, et les météorites datées à 4,5 milliards d'années viennent d'un passé non observé par nos instruments, et l'intérieur de l'atome (on en a vu l'extérieur en microscopie électronique, par exemple grand globule pour l'atome d'oxygène, petits globules pour les atomes d'hydrogène, quand on observe un molécule d'eau) est caché de nos observations directes comme à nos instruments.

Non necessario - deux plus deux feront quatre dans les étoiles fixes aussi, faisaient quatre dans l'époque de Lucy ou de cette météorite aussi, et font quatre dans l'intérieur d'un atome aussi. Mais dire que telle étoile est 4 années-lumière distante de nous, que telle lave date à une million d'années, que les charges électriques sont localisés en des particules plus petits que l'atome, ça ne relève pas du nécessaire. Ce sont des conclusions qui suivent "nécessairement" uniquement à partir d'un prémisse non nécessaire, d'un prémisse contestable. Et non vérifié.

Donc, pour savoir si la terre avait 4,5 milliards ou 5199 ans quand Notre Seigneur est né à Bethléem en Judée, ce n'est pas la science, mais l'histoire qu'il faut consulter. Et l'histoire biblique donne 2242 ans entre création et déluge, 942 entre déluge et naissance d'Abraham, 2015 entre naissances d'Abraham et du Christ.

2242 + 942 + 2015 = 5199

Rien dans la Bible (qui contient la première histoire mondiale en Genèse 1 - 11) nous permet de conclure à 4,5 milliards d'années, et celles-ci sont même antibibliques, vu Marc 10:6, et aussi vu qu'Adam doit précéder les Néanderthaliens et Dénisoviens, puisque ceux-ci étaient humains, et que donc la date "40 000 ans avant le présent" doit être erronée, que ce soit pour la Néanderthalienne à La Ferrassie ou que ce soit pour Denny dans la cave de Denisova.

Que la vaste plupart des Athées imaginent, en prenant leurs rêves laïcards sur la société ou sur les sciences pour des réalités, que la Bible ne soit de la bonne histoire, compris. J'y compte. Mais qu'un séminariste se voulant Catholique soit d'accord avec eux, inacceptable.

Ce qui est une bonne raison de préférer pape Michel à "pape François".

Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre
Maternité de la Sainte Vierge
11.X.2019

PS, à propos la fausse datation du post précédent, elle a occasionné que sur ce site suivant:

Latest on Antimodernism
https://l-o-antimodernism.blogspot.com/


il manque. On voit celui-ci comme dernier, et avant lui directement "What did others read / Qu'ont lu les autres?" au lieu du suivant "J'espère que personne ne m'appelle Robin du Bois". Voici les "derniers cinq:"

  • Hier et ce matin
  • What did others read / Qu'ont lu les autres?
  • Just Sharing : Lisa Haven on Democrats and Ukraine
  • 29.IX-6.X.2019 on my blogs / sur mes blogs
  • Arrivée à St. Jacques il y a quinze ans


La manipulation, d'où qu'elle vienne, changement de logiciel sur google ou du cyber, à résulté que ceux qui me suivent sur "Latest on Antimodernism" risquent de louper ce post./HGL

PPS, des manipuations derrière? Pour probabilité, regardons les statistiques, pour ce blog, pour la semaine passée, pour lectorat et posts:

4 oct. 2019 18:00 – 11 oct. 2019 17:00
pays
Russie 458  région indéterminée 19
France 244  Irlande 16
Ukraine 199  Portugal 10
États-Unis 183  Royaume-Uni 7
Allemagne 38  Indonésie 7
articles
.... Dialogue imaginé sur mon discours de carbone 14 456  A Girl of Twelve Too Young To Marry, You Said? 50
Blogs from Countries Where I have Readers, part II, Lebanon to Puerto Rico 86  29.IX-6.X.2019 on my blogs / sur mes blogs 17
Guest Book Back Up / Livre d'Or de Réserve 76  En réponse à un argument de Mgr Williamson 15
Blogs from Countries Where I have Readers, part IV, Ukraine to United States 71  What did others read / Qu'ont lu les autres? 11
Blogs from Countries Where I have Readers, part III, Romania to Turkey 66  On m'a demandé si j'étais "Catholique ou Évangéliste" 10
 
11 oct. 2019 16:36 – 11 oct. 2019 18:35
.... Dialogue imaginé sur mon discours de carbone 14 28  Russie 16
Hier et ce matin 6  Ukraine 16
J'espère que personne ne m'appelle Robin du Bois 4  Irlande 8
  France 2
11 oct. 2019 09:00 – 12 oct. 2019 08:00
posts
.... Dialogue imaginé sur mon discours de carbone 14 111  J'espère que personne ne m'appelle Robin du Bois 12
Blogs from Countries Where I have Readers, part II, Lebanon to Puerto Rico 16  Hier et ce matin 11
Guest Book Back Up / Livre d'Or de Réserve 16  Pour honorer Ste Thérèse d'Avila, deux liens sur la christianophobie 1
Blogs from Countries Where I have Readers, part IV, Ukraine to United States 16  A Girl of Twelve Too Young To Marry, You Said? 1
Blogs from Countries Where I have Readers, part III, Romania to Turkey 16  On Quora 1
pays
Ukraine 128  région indéterminée 2
Russie 58  Canada 2
États-Unis 21  Corée du Sud 2
Irlande 8  Turquie 2
France 6  Australie 1


Sous la semaine, j'ai ajouté les dernières deux heures .../HGL

PPPS - sous dernières deux heures quand je le faisais, j'ajoute dernier 24 heures. Plusieurs choses sont typiques : après de montrer une statistique où la Russie est au cime, la Russie baisse et l'Ukraine monte. Mon livre d'or, vide d'entrées par d'autres est montré en boucle, un pays a 21 ou un multiple, et un peu atypique, la France attend de baisser jusqu'après que la Russie avait monté, autrefois, c'était plutôt la Russie monte et la France baisse en même temps. En même temps que le livre d'or, cette fois trois sur les quatre posts où je donne des liens vers des pays où mes blogs sont lus ou l'étaient à l'époque. Ces quatre, avant cinq, posts empêchent d'autres de se montrer dans les top 10./HGL

Tuesday, 15 September 2015

La politique et l'homme

Le thème me fut donné de cette manière, normalement j'aurais écrit sur l'homme et la politique. Mais voici quelques observations :

  • 1) La politique, comme le sudoku, est un art.

  • 2) La politique, comme le sudoku et comme chaque autre art, est là pour augmenter le bien-être de l'homme que ce soit en une domaine importante comme le maintien de la vie, ou une domaine peu importante, comme les minutes qu'on passe avec un sudoku. Ou peut-être l'importance relative est parfois inverse. Mais les arts, donc le sudoku comme la politique, sont là pour le bien-être et non pas pour le mal-être de l'homme, et l'homme n'est pas là pour eux.

  • 3) Le bien-être est une forme de réussite.

  • 4) Pour l'homme, comme pour le sudoku, la réussite se mesure à la nature, à la définition de la réalité qui est en cause. J'étais en train de constater un échec sur le sudoku que je construisais. Une colonne avait deux fois 1, une autre n'avait pas un seul 1. Ceci était un échec à cause de la nature du sudoku (ou puisque la définition de celui-ci est conventionnelle et non naturelle, à cause de la convention du sudoku : mais pour l'homme la définition est naturelle), et cette définition requiert, entre autres, un chiffre de chaque type par colonne. Dans une addition, ceci aurait été sans pertinence. Dans un kakuro, la colonne aurait pu être abrégé d'une case.

  • 5) D'où l'extrême importance pour chaque art – politique comme sudoku – de connaître la nature de l'homme.

    • a) Si la nature de l'homme est contraire à l'escapisme, supprimons le sudoku.
    • b) Si la nature de l'homme est contraire à la contrainte, à toute contrainte, supprimons la politique.
    • c) Si la nature de l'homme est contraire à une contrainte incessante et sans espoir de cessation, supprimons tout esclavage …
    • d) et si la nature de l'homme est d'avoir besoin d'aide, qu'on se rende compte de la nature de celui auquel on vient en aide !


    D'où l'extrême importance d'avoir la philosophie correcte. Si la réalité de l'homme correspond au DiaMat (Darwin, Engels, Freud), une politique catholique ne fera pas l'affaire. Et si la réalité de l'homme correspond à la religion catholique, par exemple au thomisme, c'est le DiaMat quie ne fera pas l'affaire. Ce qui est aussi le cas.


Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre
Notre Dame des Sept Douleurs
15-IX-2015

Tuesday, 30 September 2014

God's Regular Action in Creation

St Thomas Aquinas distinguishes three kinds of action of God about the created things. Creational, ordinary, miraculous. The Creational action which ended when God on day Seven or indeed already in the evening of day six rested from all His works is neither ordinary nor miraculous. According to St Augustine it took exactly just one moment, but other Church Fathers do not agree and himself he says otherwise on other occasions. But he makes an important statement about that "single moment" : in it God determined the ENTIRE potential active and passive, natural, preternatural and miraculous, of each created thing. So, that moment was neither natural nor miraculous, it was something more extraordinary than miraculous breaks of the ordinary: it was a beginning of the ordinary. And as it was a beginning of all ordinary events, it was not an ordinary continuation of some previous state - as evolutionists taking his and St Thomas' statement about "non-miraculosity" of Creation as endorsing investigating "how" it happened according to how it "must" have happened to be an "ordinary continuation" of a previous state of nature.

However, even creationists do sometimes misdefine the meaning of God's ordinary action and its difference from the miraculous.

Here I will quote the Protestant Russell Grigg about it. Then I will say what is wrong with his statement.

God acts regularly through His creation by means of natural law; miracles are the way He acts on special occasions. In Exodus the miraculous is seen in:

  • 1) God’s foretelling of all the events to Moses so that he could announce them to Pharaoh.
  • 2) The beginning of all the events (and the cessation of some) at the exact times stipulated by Moses as the agent of Yahweh, and because of the actions or prayers of Moses and Aaron.
  • 3) The localizing of the events so that Goshen (where the Israelites lived) was excluded.
  • 4) The events themselves.


God is not precluded from using natural phenomena or secondary agents to accomplish His special purposes. In fact, Exodus 10:13 says that God brought the locusts of the eighth plague by ‘an east wind that blew across the land all that day and all that night’. And then Exodus 10:19 says that, to end this plague, God ‘changed the wind to a strong west wind, which caught up the locusts and carried them into the Red Sea’. However, this is the only plague which Moses detailed in this way.


Now, nothing of what Russell Grigg is saying about the miraculous is wrong. Neither that God can use secondary causes in extraordinary ways, nor that there is no duty for God to do so when doing a miracle. Nor of course the reasons why the Ten Plagues are a real miracle.

The problem is rather in his first statement.

God acts regularly through His creation by means of natural law.


Natural law is not an effective causality. It is a formula (or a set of forulas) to which non-miraculous effective causalities have to conform, in one way or another (and the formulas very often hold true even during miracles). I will have to remind of C. S. Lewis' intellectual discovery in one chapoter of Miracles. I think the chapter is called either Red Herring or Natural Laws/Laws of Nature.* Who has read it knows already what I will say.

On an Ocean steamer there may be a billard table, a table with snooker balls. A physicist seeing where they lie initially, taking into account the rolling of the ship, the angle at which the surface varies and the time periods in which it does so, taking into account how smooth the velvet of the snooker table is, taking into account how heavy and smooth the balls themselves are, taking into account how big the table is and how soon the movement is going to be stopped, will have no real trouble calculating where the balls will lie five minutes later. Or perhaps he will, but let us at least pretend he won't, let us pretend that his physics is fine enough to calculate that within a 95% secure probability and 5% margin of error.

"What if I take up the snooker pin and push a ball? Will his calculation still hold true?"

No, it will not. The laws of physics are not what causes the balls to move, but the rolling of the ship or the pushing with a cue by someone is what causes them to move. If an actor is not expected by a physicist, his actions will not be taken into account, and the balls will lie very differently from where they would have been without the intervention. But the laws of physics have not been broken. Rather they have been illustrated in a different way, by another "input of energy" - or to avoid that vague phrase by another act - than the one expected. This means that the laws of physics themselves are not these actors. And this in its turn means ... never, ever in the history of the universe have the laws of physics caused or effected anything. Akways whatever has been effected has been effected by something other than them. But, according to them, usually - or even during miracles.

And if I put one bobbin of sewing thread into my bag, do the laws of arithmetic guarantee I will find one bobbin in it the next day? Not if someone pilfered it, and if someone did, he broke the laws of France, though he won't be bothered by policemen about it, but not the laws of arithmetic. The point of C. S. Lewis is that the laws of nature are very much closer to laws of arithmetic than to the causality from which events come. In other words, no Thomist worth his salt should ever again tolerate someone describing "laws of nature" as a secondary efficient cause, they are not efficient causes at all, they are formal causes, precisely as the laws of geometry are formal causes of whatever goes with squareness of every square in the universe, but will not efficiently poroduce a single one of them.

Saint Thomas did not say that God in his ordinary Providence uses "laws of nature", he says He uses "secondary causes" as in seconary efficient causes. He also uses them ACCORDING to** laws of nature, but that is not what causes events to occur. This difference between Russell Griggs and Aquinas illustrates that though Fundamentalists may have, and Creationists on CMI like Sarfati do have an interest in Saint Thomas Aquinas, the Father of the Fundies remains a certain Enlightenment Man, called Locke. And those were less clear thinkers than the Scholastics of Thirteenth Century at the Sorbonne.

What Saint Thomas said very clearly was that God moves some THINGS - which He created in the first place - by other THINGS - which He also created and these are an order of finite number of steps to the THING or THINGS which God is moving without any interpediate THING moving it. He also states that God moves lots of BODIES by subjecting them to SPIRITS. So, when we talk of ordinary providence, God's use of secondary causes is in certain cases synonymous with God's using, note well in ordinary providence, not in separate occasions like miracles, angels to move visible things.

It is beyond the scope of this essay to trace the Patristic history of this idea. It is a fascinating subject which merits another essay. I found one father or writer say that God dominates winds, angels dominate flames, demons dominate waters (remember the Church uses exorcism over water before blessing it as Holy Water and recall also Our Lords' attitude at the end of Mark chapter 4 - an attitude which on other occasions He reserved for demons and Pharisees and for Satan. I found another saying - it is actually Peter the Lombard - that demons lack all faculties over material objects unless granted special permissions by God. But that would rather - I think, and I think St Thomas thought so too*** - be because of their punishment as damned than due to their angelic nature not having such a capability.

Think of a jacket on a hook. It is perfectly true that its pockets are not directly on the hook, but only hang from the hook via the rest of the jacket. Same is tree of sleeves and of handcuffs. Same is true of buttons and buttonholes. But there is nevertheless a finite number of parts to the jacket, and if most hang indirectly on the hook, one part at least, like a loop of ribbon attached to inside of collar where it is sewed onto the torso, hangs on the hook directly. Again, one can also hang it to a hook using a coat hanger - and then the shoulder parts of it will be hanging directly on the coat hanger.

The point is, God is like the hook, angels like the coat hanger. Causalities within the purely material, like forces between bodies, are like the textile coherence of the jacket. Here there is a very great discrepancy between image and what I intend to convey, since the hook and the coat hanger are not alive. They cannot "miraculously" lift and sew a torn pocket. God and angels can and do intervene at other kinds of occasions then the ordfinary ones. They are the main actors, closely followed by men's minds. That is not a statement that leaves the universe no coherence of lawfulness or order, it is a statement of the metaphysical nature of the order, which goes a long way to explain the metaphysical nature of the miracles, of the miraculous exceptions from it.

Hans Georg Lundahl
Paris, La Clairière
St Jerome of Stridon
30-IX-2014

Quote originally by Griggs from:

CMI : The ten plagues of Egypt
Miracles or ‘Mother Nature’?
by Russell Grigg
http://creation.com/the-ten-plagues-of-egypt


* Note that CSL would rather have said "laws of nature" because "the law of nature" or "natural law" to him would have meant something quite on another subject: the law of moral requirement a man has to meet even without having heard of God's revealed law and even without having a legislator or a just one at hand, simply because of his nature of being a man rather than a frog. As readers of Donald Duck will occasionally remember, real ducks have no antinudity requirement. Men, living with other men, even husband and wife when not during intercourse, and since the Fall of Adam, have one.

** Omnia fecisti pondere, numero et mensura. Or perhaps "numero, pondere et mensura." Somewhere in the writings of King Solomon, translation courtesy of Saint Jerome. Thank God Latin is easier to remember than "book-chapter-verse" references! Or perhaps it was even a Psalm.

*** I will be able to check, since I can find the passage in Lombardus again, and Saint Thomas wrote a comment to Sententiae.

Friday, 20 December 2013

Que penser de la "preuve" de Bradley?

Pour un Athée ou un Sadducéen qui nie les anges et les miracles, la découverte de Bradley, que je ne nie nullement mais que je voudrais savoir si et comment son homologue serait éventuellement observé de Mars, pourrait paraître d'indiquer la vérité de l'héliocentrisme.

Pour un Catholique, non, ce n'est pas une preuve valable.

Il y a quelques années de plus qu'une décennie que je lis en Latin Mass Magazine, un article fait soit par Mgr Arinze (je crois que c'était lui le successeur et disciple de Monseigneur Léfèbvre à Dakar) soit par quelqu'un qui avait étudié pour lui quelques observations sur ce que les démons peuvent et ne peuvent pas faire. Il part du constat qu'ils sont, bien que déchus, des êtres de nature angélique.

Ils pourraient faire éclater une quelleconque planète ou la terre par leur pouvoir, et ils le feraient ave la terre, par leur haine, si le pouvoir encore plus grand de Dieu Toutpuissant ne les empêchait pas.

Donc, il n'y a rien d'absurde dans la position qu'un être angélique puisse meuvoir ou faire bouger une planète ou même une étoile (à ne pas les supposer trop grands, au moins). Et ceci biensûr à condition que Dieu le permette.

Or, il n'y a rien d'absurde non plus dans la position que Dieu le permette à des anges non déchus. Ou plutôt qu'IL le leur ordonne. Il les a créés AU COMMENCEMENT, et ils étaient donc déjà créés et en position de pouvoir s'occuper des mouvements des planètes et des étoiles quand Dieu les créa LE QUATRIÈME JOUR.

C'est la position des scholastiques, tant de l'évêque Tempier que de St Thomas d'Aquin, que certains des anges s'occupent des mouvements des corps célestes.

On vante parfois l'autonomie des causes secondaires pour polémiser contre le créationnisme, selon lequel pas juste un début déterminant mais plutôt les espèces (dans le sens large, non pas dans le sens zoologique) est créé par Dieu Lui-Même et non par un effet indirect des causes secondaires mises en place à un prétendu Big Bang. La réponse est simple, si les causes secondaires sont effectivement dotés d'une certaine autonomie, ce n'est pas à exclusion de la cause primaire, de Dieu. Il y a des choses visibles dont Dieu est la cause non seulement médiée par causes secondaires mais la cause immédiate, et ceci ne se limite pas aux miracles. Mais encore, parmi les causes secondaires les plus nobles sont les esprits. L'esprit humain est uni à son corps comme une âme la vivifiant de l'intérieur. Les anges sont dotés de corps célestes comme d'outils, comme des lampes qu'ils tiennent. Ceux qui prétendent ceci absurde n'ont pas lu Latin Mass Magazine ...

Or, l'observation faite par James Bradley peut être interprêté de deux façons. Comme une illusion optique ou comme un mouvement propre des étoiles.

Pour un Athée ou Sadducéen, il ne peut pas s'agir d'un mouvement propre, il n'y a aucun mécanisme qui lierait les mouvements des étoiles à ceux du Soleil - et effectivement l'aberration annuelle comme le nomme et interprête Bradley se déroule dans le même sens que le mouvement du Soleil. Annuellement. Donc, pour lui ce n'était pas autrement possible que d'interprêter les mouvements tous ensembles comme l'inverse d'un vrai mouvement de la Terre.

Pour un Catholique - je mesure mes mots - ceci ne peut pas être une preuve absolue. Car rien n'empêche - pour un Catholique, fidèle à la pensée scholastique - que ce cont des anges qui meuvent chaque an les étoiles en temps avec le Soleil par admiration. Et pourquoi l'admireraient-ils? Bon, il a eu l'honneur d'obéir à un homme nommé Jésus à la bataille de Gabaon. Il a eu plus tard l'honneur d'obéir à un ancêtre de Jésus-Christ en reculant de deux lignes sur un cadran. Il a eu l'honneur de montrer en public son deuil pour l'ingratitude des hommes qui a crucifié Dieu fait Homme. Il a eu l'honneur de danser devant la Mère de Dieu à Fatima en Portugal. Il a donc un certain honneur parmi les anges, non pas tellement le corps céleste que son ange, qui a fait ceci avec. Donc, il y a de quoi les motiver à l'imiter.

Autrement on ne comprend même pas correctement la petite blague de courtoisie qui a fait d'un Roi de France et de Navarre un nommé "Roi Soleil".

Je disais tout alors que j'aimerais savoir si l'aberration a été observé de Mars. J'ai essayé de demander à un astronome, en vain. J'aimerais le savoir, car si l'aberration annuelle est - comme l'indique son surnom depuis Bradley - un phénomène optique, il y a un autre phénomène optique, de même nature, mais de temps différente - car le cycle de Mars autour du Soleil n'est pas un an "terrestre" - mais si c'est un mouvement propre causé par les anges ça devrait se voir aussi de Mars comme se faisant chaque 365.2425 jours Grégoriens.

Mais l'observation comme faite de la Terre ou ses environs ne suffit pas pour établir que la Terre bouge et que ce ne soit pas le Soleil qui le fait.

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Ignace d'Antiochie
20-XII-2013

Quand est-ce que "l'église catholique a abandonné le modèle géocentrique"?

Wikipédie/Voila: Benoît XIV
http://encyclo.voila.fr/wiki/Benoit_XIV


en 1757, les ouvrages favorables à l'héliocentrisme sont autorisés, par un décret de la Congrégation de l'Index, qui retire ces ouvrages du catalogue des livres interdits
.

MAIS, il ne plaçait pas les ouvrages défavorables à l'héliocentrisme donc favorables au géocentrisme sur l'index, NOTA BENE.

Comme on essaie avec une surchérie évidente de faire croire en disant sur un autre article:

Wikipédie/Voila: Géocentrisme
http://encyclo.voila.fr/wiki/Géocentrisme


Ce n'est que vers 1750, après la preuve expérimentale apportée par James Bradley, que l'Église, au cours du pontificat de Benoit XIV, abandonna le modèle géocentrique


La wikipédie se refère ici à un article inaccessible pour les non payants sur internet:

Physics' World 2009 March : The Galileo Affair
http://physicsworld.com/cws/article/print/2009/mar/02/the-galileo-affair


Et de toute façon qu'un écrivain de cette publication prétend que l'Église "abandonna" le géocentrisme dans ce contexte là ne veut rien dire. Que le magistère tolère de fait qu'on le contredit en écrit n'est pas l'équivalent d'une définition qui le contredirait. Et les journalistes de l'histoire de la science sont assez souvent mal renseignés. Héroïsateurs des protagonistes de la science moderne avec ses modèles.

Si Benoît XIV avait dogmatisé l'héliocentrisme, alors Anfossi aurait été condamné en avance, non seulement pour vouloir interdire Settele (qui à différence des œuvres autorisés par Benoît XIV ne se contentait pas de récencer l'héliocentrisme comme une simple hypothèse ou un modèle mathématique), mais pour le fait de ne pas être d'accord avec lui. Or, il était son juge prochain quand à ses écrits. Son jugement adverse a été renversé par le Pape, mais sa position n'a pas été condamné.

L'église catholique n'a pas l'habitude d'abandonner ses doctrines ... et en plus le géocentrisme n'est pas un modèle, il y en a plusieurs. Certains n'ont pas survécu l'affaire Galilée, ni St Robert Bellarmin, ni Pape Urbain VIII n'ont fait un essai de soutenir ce du modèle de Ptolémée que Galilée avait vraiment prouvé erronné. On n'est pas obligé de croire que le soleil manque de tâches ou la lune des cratères ou que Jupiter n'ait pas de satellites ou que les mouvements des planètes faisant des rétrogrades se fassent autour d'un épicentre purement abstrait plutôt qu'autour du Soleil. On n'a pas essayé d'obliger Galilée à ça. Même pas un instant.

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Dominic de Brixe
20-XII-2013